La situation devient de plus en plus alarmante pour les habitants de Koukouba, un district de la sous-préfecture de Kanfarandé, dans la préfecture de Boké. Malgré son rôle important dans l’approvisionnement en poissons et en huile rouge pour plusieurs localités voisines, cette zone reste fortement enclavée, en raison du manque d’infrastructures de base.
Le principal problème soulevé par les populations est l’absence d’une route praticable reliant Koukouba aux centres urbains. Cet isolement complique considérablement les déplacements et les échanges commerciaux, une difficulté qui s’aggrave davantage en saison des pluies. Durant cette période, le district se retrouve souvent totalement coupé du reste de la préfecture.
À cette situation s’ajoute un manque criant d’infrastructures sociales. Koukouba ne dispose ni d’écoles adéquates ni de centres de santé fonctionnels. Les conséquences sont particulièrement dramatiques pour les femmes enceintes, obligées de parcourir de longues distances, parfois jusqu’à Kamsar ou Boké centre, pour accoucher. Un trajet éprouvant, coûteux et risqué, mettant en danger la vie des mères et des nouveau-nés.

Par ailleurs, plusieurs villages environnants restent hors de couverture du réseau téléphonique, ce qui complique davantage la communication et l’accès à l’information, notamment en cas d’urgence.
Face à ces nombreuses difficultés, les habitants lancent un appel pressant aux autorités préfectorales de Boké. Ils réclament des actions concrètes pour désenclaver leur localité et améliorer leurs conditions de vie.
Cet appel est d’autant plus urgent que la région regorge de ressources naturelles importantes et attire un intérêt croissant de la part des investisseurs. Pour les populations, il est temps que le développement économique s’accompagne d’investissements sociaux, afin que Koukouba ne reste plus en marge du progrès.


















