La tension reste vive dans la préfecture de Forécariah, où une pénurie de carburant perturbe fortement le quotidien des habitants. Depuis plusieurs jours, de nombreux citoyens dénoncent le refus de certaines stations-service de vendre de l’essence, malgré la présence supposée de stocks.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des automobilistes et conducteurs de taxi-motos affirment être régulièrement refoulés sans explication claire. « On nous dit qu’il n’y a pas de carburant, mais on observe pourtant des livraisons, parfois même la nuit », témoigne Mamadou Traoré, conducteur de taxi-moto, visiblement exaspéré.
Cette situation a entraîné une flambée des prix sur le marché parallèle, aggravant les difficultés des usagers déjà confrontés à la hausse du coût de la vie. Les activités économiques tournent au ralenti, notamment dans le secteur des transports, fortement dépendant de l’approvisionnement en essence.
Face à cette crise, certains usagers se rendent jusqu’à Kouah centre pour tenter de s’approvisionner en carburant, dans l’espoir de trouver des stations encore ouvertes ou mieux approvisionnées.
Par ailleurs, plusieurs citoyens soupçonnent des pratiques de rétention volontaire de carburant, destinées à provoquer une hausse des prix sur le marché informel. « C’est une stratégie pour vendre plus cher en cachette », accuse un habitant du centre-ville.
De leur côté, les gérants de stations-service évoquent plutôt des difficultés d’approvisionnement liées à des contraintes logistiques et à des retards dans la chaîne de distribution. Ils appellent les populations à la compréhension, affirmant que la situation est indépendante de leur volonté.


















