Le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a procédé, ce samedi 8 août 2026, à l’installation de son nouveau bureau national. La cérémonie s’est déroulée dans un complexe hôtelier, en présence notamment de responsables de l’intersyndicale de l’éducation ainsi que de représentants de plusieurs missions diplomatiques présentes en Guinée. Réélu secrétaire général du SPPG le 25 juin dernier, Sékou Jamal Pendessa entame ce nouveau mandat sous le thème : « Renforcer l’élan collectif pour le renouveau de la presse guinéenne ».Dans son discours, le responsable syndical a estimé que la relance du secteur de la presse ne peut être portée par le seul SPPG. Selon lui, les pouvoirs publics, les patrons de médias, les journalistes et l’ensemble des citoyens ont chacun un rôle à jouer. Sékou Jamal Pendessa a également rappelé l’importance d’un paysage médiatique libre dans le fonctionnement d’une démocratie. Il considère la liberté de la presse comme un droit qui appartient à tous les citoyens et non comme un avantage réservé aux professionnels des médias. Parmi les principales priorités annoncées pour les cinq prochaines années figure la réouverture des médias qui ont été fermés. Le secrétaire général du SPPG a également demandé que les enquêtes sur les disparitions de Habib Marouane Camara, Sansy Kéita et du père du journaliste Mamoudou Babila Kéita puissent aboutir dans les meilleurs délais. Autre dossier jugé prioritaire : l’adoption de la Convention collective de la presse. Sur cette question, Sékou Jamal Pendessa assure que le syndicat ne cherche pas à fragiliser les entreprises de médias. Il dit plutôt vouloir favoriser un équilibre entre la protection des travailleurs et la stabilité économique des organes de presse. La situation sociale et sanitaire des journalistes figure également parmi les préoccupations du nouveau bureau. Le SPPG entend poursuivre les démarches en faveur d’un dispositif national de couverture sanitaire pour les professionnels des médias. Le syndicat a, à cet effet, salué l’appui apporté par le Fonds de Développement Social et de l’Indigence sur certains dossiers en 2023.Pour son nouveau mandat, le bureau national entend également moderniser le cadre légal relatif à la liberté de la presse, renforcer la formation des journalistes à travers le pays, promouvoir une pratique plus responsable du métier et un meilleur usage des réseaux sociaux. Le syndicat prévoit par ailleurs de rechercher de nouveaux financements pour soutenir le journalisme d’investigation, d’améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels des médias et de développer davantage les partenariats avec les organisations internationales. Le SPPG a aussi exprimé sa reconnaissance au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour leur contribution aux différentes formations organisées à Conakry et dans les régions administratives. À l’occasion de cette installation, Sékou Jamal Pendessa a assuré que son équipe entend privilégier le travail, le dialogue et la disponibilité. Il a également réaffirmé la volonté du SPPG de maintenir une relation constructive avec les autorités, tout en poursuivant sa mission de défense de la liberté de la presse et des intérêts des professionnels du secteur.


















