Au terme d’une audience tenue ce jeudi à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a obtenu une mise en liberté pour raisons humanitaires, notamment en raison de son état de santé.
À la sortie de l’audience, le procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré, avait déclaré devant la presse que les frais médicaux de l’ancien chef du gouvernement auraient coûté 15 milliards de francs guinéens à l’État. Une déclaration qui a rapidement suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique, notamment au sein du collectif des avocats de la défense de Kassory Fofana.
Interrogé par nos confrères de Mosaiqueguinee.com, le procureur spécial est revenu sur ses propos en reconnaissant qu’il s’agissait d’un lapsus.
Selon Aly Touré, le montant de 15 milliards GNF correspond en réalité aux faits pour lesquels l’ancien Premier ministre est poursuivi, et non aux frais liés à sa prise en charge médicale.
« Les 15 milliards, c’est pour cela qu’on le poursuit. C’est un lapsus. Ce n’est pas 15 milliards pour les soins. Les frais médicaux se situent plutôt dans l’ordre de 3 à 4 milliards de francs guinéens, pour la période passée à la clinique et sa prise en charge durant ces quatre dernières années », a expliqué le procureur.
Aly Touré a également précisé que ce montant ne pouvait pas atteindre 15 milliards. « Sa prise en charge ne peut pas aller jusqu’à 15 milliards, ce n’est pas possible », a-t-il insisté.
Concernant la décision de mise en liberté, Aly Touré affirme y être favorable pour des raisons strictement humanitaires, tout en soulignant que la procédure judiciaire se poursuit.
« Comme je l’ai dit à la sortie de l’audience, je suis d’accord qu’on le mette en liberté pour des raisons de santé. Mais la procédure continue et nous allons reprendre dans deux semaines », a conclu le procureur spécial de la cour de répression des infractions économiques et financières.
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