La tension est montée d’un cran ce mardi à Enco 5, où des vendeurs et vendeuses de marché ont exprimé leur colère face à leur déguerpissement de l’espace qui avait pourtant été aménagé pour leur recasement. Réunis sur les lieux, les commerçants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une décision injuste et incompréhensible. Dans une ambiance particulièrement tendue, certains manifestants ont brandi des pancartes et scandé des slogans hostiles aux autorités de la commune de Matoto, notamment au maire et à l’administrateur du marché.« Nous sommes venus vendre pour nourrir nos familles. On nous chasse de cet espace alors qu’il avait été prévu pour nous recaser », déplore une vendeuse, exprimant la frustration de plusieurs de ses consœurs. Une autre commerçante appelle les autorités à privilégier le dialogue :
« Nous ne demandons pas de faveur. Nous voulons simplement un endroit où travailler dignement et en sécurité. » Chez les vendeurs également, la colère est palpable.
« On nous avait parlé de recasement, nous avons fait confiance aux autorités. Aujourd’hui, nous nous retrouvons encore dehors. Nous voulons des explications claires », déclare un commerçant. Au fil des minutes, les slogans se sont multipliés, visant directement les responsables communaux et la gestion du marché. Les manifestants réclament une rencontre avec les autorités afin de trouver une solution à leur situation et d’éviter, disent-ils, de nouvelles expulsions sans alternative viable. La situation à Enco 5 relance ainsi la question de la gestion des espaces commerciaux et du recasement des vendeurs dans la commune de Matoto . Les commerçants demandent désormais aux autorités communales de prendre en compte leurs revendications et de privilégier une solution négociée.
Nous y reviendrons


















