Le procès de cinq personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, vol aggravé et complicité s’est poursuivi ce jeudi 20 août 2026 au Tribunal de première instance de Kindia. À l’issue des débats, le ministère public a requis cinq ans d’emprisonnement ferme et un million de francs guinéens d’amende contre chacun des prévenus.
Les accusés, quatre femmes et un homme, sont Mariama Kaba, Fanta Kaba, Fatoumata Camara, Aïcha Keita et Alia Camara. Placés en détention depuis le 10 août dernier, ils sont soupçonnés d’avoir participé à des opérations de vol à Conakry ainsi que dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.
Des accusations contestées à la barre
Interrogés par le président du tribunal, le juge Alhassane Diallo, les cinq prévenus ont, dans un premier temps, rejeté les accusations portées contre eux. Au cours de l’audience, le tribunal leur a toutefois présenté des images issues de caméras de surveillance installées notamment à Siguiri et à Coyah.
Selon les éléments exposés à l’audience, certaines des personnes poursuivies auraient finalement reconnu leur implication dans certaines opérations après la présentation de ces images.
Le dossier met également en cause le rôle présumé d’Alia Camara, présenté comme le chauffeur du groupe, ainsi que celui de Fanta Kaba, que le parquet considère comme l’une des principales figures du réseau. Des témoignages évoqués à l’audience font notamment état de vols et de dégradations de commerces.
Plusieurs victimes présumées se sont constituées parties civiles dans cette affaire, parmi lesquelles des commerçants de Kindia, Madina et Coyah.
Le parquet demande une lourde peine
Dans son réquisitoire, le procureur Bhoye Diallo a estimé que les éléments du dossier permettaient de retenir la responsabilité pénale des cinq prévenus. Il a notamment évoqué les déclarations faites à la barre, les images de vidéosurveillance et les témoignages versés au dossier.
Le ministère public a ainsi demandé au tribunal de condamner chacun des cinq prévenus à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de francs guinéens, pour les faits d’association de malfaiteurs, de vol aggravé et de complicité.
Après les réquisitions et les échanges entre les différentes parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré.
Le verdict est attendu le 27 août 2026.


















