Après le limogeage de deux ministres et d’un conseiller à la Présidence, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a réaffirmé sa détermination à lutter contre la corruption et à imposer une exigence d’exemplarité à tous les responsables publics, sans distinction de rang ou de fonction.
Dans un message adressé au « peuple souverain de la République de Guinée », le chef de l’État explique avoir écourté ses congés pour regagner le pays, invoquant son sens du devoir et son attachement à la Guinée.
« Ma main ne tremblera pas »
Revenant sur les décisions prises au sein de l’appareil d’État, Mamadi Doumbouya a assuré que la lutte contre la corruption demeurait une priorité de son action.
« Contre la corruption, ma main ne tremblera pas », a-t-il déclaré, soulignant qu’« aucun rang, aucune fonction, aucune proximité » ne pouvait mettre un responsable à l’abri de la rigueur républicaine.
Le président estime que les récentes sanctions constituent une illustration de cette volonté d’appliquer les mêmes exigences à tous, y compris aux personnalités qui travaillent directement à ses côtés.
Pour lui, la « Refondation » doit se traduire par une discipline collective et non rester un simple slogan. Il l’inscrit notamment dans trois priorités : le vivre-ensemble, une économie au service du peuple et la consolidation d’institutions fortes et crédibles.
Le vivre-ensemble placé au premier plan
Dans son message, le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale. Il a assuré qu’il ne laisserait personne « jouer avec notre union sacrée », faisant du vivre-ensemble sa « priorité première ».
Mamadi Doumbouya a appelé à reconstruire la confiance entre l’État et les citoyens, mais aussi entre les différentes composantes de la société guinéenne, au-delà des régions, des origines et des différences.
« Une nation ne se bâtit pas dans la division ni dans l’impunité », a-t-il martelé, estimant que la cohésion nationale constitue une condition essentielle au développement du pays.
Deux nouvelles régions et onze préfectures
Le président a par ailleurs annoncé la création de deux nouvelles régions administratives, Siguiri et Beyla, ainsi que de onze nouvelles préfectures.
Selon lui, cette réforme vise à rapprocher l’administration des populations et à répondre à l’évolution démographique du pays. Il s’appuie notamment sur les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), qui fait état d’une population guinéenne de plus de 17,5 millions d’habitants.
Le chef de l’État a promis que la mise en place des nouvelles autorités administratives constituerait une priorité dans les prochaines semaines. Il a également assuré qu’aucune population ne serait laissée dans l’incertitude durant cette phase de réorganisation.
Cette réforme administrative s’inscrit, selon lui, dans la vision portée par le programme Simandou 2040, avec pour ambition de rapprocher davantage les services publics des citoyens et de favoriser un développement socio-économique à la base.
Paix, sécurité et intégrité territoriale
En conclusion, Mamadi Doumbouya a réaffirmé que la paix, la défense de l’intégrité du territoire national et le vivre-ensemble resteraient au cœur de son action.
Il a assuré qu’il continuerait à défendre les intérêts de la Guinée, de son peuple, de son territoire et de ses biens, appelant les citoyens à poursuivre ensemble la construction d’un pays tourné vers la prospérité.
Ces nouvelles déclarations interviennent alors que les sanctions prises au sommet de l’État relancent le débat sur la gouvernance, la lutte contre la corruption et l’exigence d’exemplarité des hauts responsables publics.


















