Entretien, réhabilitation, reconstruction et bitumage : sous la direction de Moïse Sidibé, l’AGEROUTE Guinée affirme une nouvelle dynamique et entend faire du réseau routier un levier majeur de la transformation du pays.
En Guinée, la refondation de l’État ne se résume pas aux décisions prises dans les bureaux de l’administration. Elle se vérifie également sur le terrain, à travers des réalisations capables d’améliorer concrètement le quotidien des populations.
Parmi ces réalisations, les infrastructures routières occupent une place stratégique. Elles facilitent la mobilité, rapprochent les régions, soutiennent les échanges commerciaux et contribuent au désenclavement des localités. Dans cette dynamique, l’Agence de gestion des Routes (AGEROUTE Guinée SA), dirigée par Moïse Sidibé depuis avril 2025, joue un rôle central dans la mise en œuvre de la politique routière nationale.
Une gestion tournée vers le terrain
Depuis sa prise de fonction, le Directeur général de l’AGEROUTE affiche une approche résolument opérationnelle, fondée notamment sur la présence régulière sur les chantiers, le suivi des travaux et le contrôle de la qualité des ouvrages.
À Conakry comme à l’intérieur du pays, Moïse Sidibé entend rapprocher la gestion de l’agence des réalités du terrain. Les visites effectuées sur les différents axes permettent de constater l’état d’avancement des travaux, d’identifier les difficultés rencontrées et d’exiger des entreprises davantage de rigueur dans le respect des délais et des normes de qualité.
En janvier 2026, le DG s’est notamment rendu sur plusieurs axes de la capitale pour évaluer personnellement l’évolution des travaux de réhabilitation. Des interventions concernent notamment les secteurs de Nongo, Kiroty, Cosa, Tannerie, l’aéroport, Hamdallaye ainsi que d’autres zones stratégiques de Conakry et de l’intérieur du pays .
Cette présence régulière sur les chantiers traduit une évolution dans le mode de pilotage de l’institution : la gestion routière ne doit plus être perçue comme une simple question administrative, mais comme une priorité opérationnelle nécessitant un suivi permanent.
L’entretien du réseau au cœur de la stratégie
Construire de nouvelles routes est essentiel. Mais préserver celles qui existent l’est tout autant.
C’est l’un des axes majeurs de la vision défendue par Moïse Sidibé. L’entretien du patrimoine routier national constitue un investissement stratégique, au même titre que la construction de nouvelles infrastructures.
Au cours de sa première année de gestion, l’AGEROUTE a fait état de 279 kilomètres du réseau prioritaire entretenus et de 357 points critiques corrigés.
Ces chiffres illustrent une volonté d’intervenir en amont afin de limiter la dégradation des infrastructures. Une politique d’entretien régulier permet en effet de préserver plus longtemps les routes et d’éviter que des dégradations progressives ne conduisent à des opérations de reconstruction beaucoup plus lourdes et coûteuses.
Cette approche traduit une conception plus préventive de la gestion routière : anticiper plutôt que subir, entretenir plutôt que reconstruire dans l’urgence.
Des axes structurants pour mieux relier le pays
Au-delà de l’entretien, l’AGEROUTE accompagne également les efforts de reconstruction, de réhabilitation et de bitumage des principaux axes routiers.
La route constitue bien plus qu’un simple moyen de déplacement. Elle est un instrument d’intégration nationale, un facteur de désenclavement et un moteur du développement économique.
Les données communiquées au titre de la première année de gestion de Moïse Sidibé font notamment état de 545 kilomètres de routes bitumées et de milliers de kilomètres de routes en terre en cours de réalisation, tandis qu’un portefeuille de six projets financés sur ressources extérieures représente 482 kilomètres.
Ces interventions s’inscrivent dans une ambition plus large : améliorer la connectivité entre les différentes régions, faciliter la circulation des personnes et des marchandises et renforcer l’intégration des territoires.
La performance d’une politique routière ne saurait toutefois se mesurer uniquement au nombre de kilomètres construits. Elle doit également être appréciée à travers la qualité des ouvrages, leur durabilité et leur capacité à répondre aux besoins des usagers.
Une institution en pleine transformation
La dynamique engagée à l’AGEROUTE ne concerne pas uniquement les infrastructures. Elle touche également au fonctionnement interne de l’agence.
L’institution a engagé un processus de réorganisation, de renforcement des compétences et d’accroissement de ses capacités opérationnelles. Cette évolution répond à un impératif : disposer d’une administration technique suffisamment structurée et compétente pour assurer efficacement le suivi des projets qui lui sont confiés.
L’ambition affichée est de faire de l’AGEROUTE une structure plus moderne, plus réactive et davantage orientée vers la performance, capable de mieux accompagner les exigences croissantes du développement des infrastructures routières en Guinée.
La route, un visage concret de la refondation
À travers les travaux d’entretien, de réhabilitation, de reconstruction et de bitumage, c’est une nouvelle conception de l’action publique qui se dessine.
La refondation prend ici une dimension particulièrement concrète : une route réparée, un point critique corrigé, un axe désenclavé, une chaussée mieux contrôlée, une ville mieux connectée ou encore une région davantage rapprochée du reste du pays.
C’est dans cette perspective que l’action de Moïse Sidibé à la tête de l’AGEROUTE mérite d’être mise en avant. Son bilan s’inscrit dans une dynamique articulée autour de plusieurs priorités : le suivi des chantiers, l’entretien du patrimoine routier, la réalisation de nouvelles infrastructures et le renforcement des capacités de l’institution.
Un chantier qui doit se poursuivre
Le défi demeure considérable. Le réseau routier guinéen nécessite encore des investissements importants, un entretien permanent et une surveillance technique rigoureuse.
Mais une dynamique semble désormais engagée.
À travers l’AGEROUTE, Moïse Sidibé défend une conviction simple : la route est un patrimoine national qu’il faut construire, entretenir, moderniser et protéger.
Si la refondation de l’État se mesure aussi à sa capacité à améliorer durablement les conditions de vie des citoyens, les infrastructures routières en constituent certainement l’un des indicateurs les plus visibles.
Car le bitume ne parle pas. Mais lorsqu’il rapproche les populations, facilite les échanges, désenclave les territoires et ouvre de nouvelles perspectives économiques, il devient le reflet concret d’une ambition nationale.
Abdoul Diané , activiste


















