Dans un environnement où la transparence et la bonne gouvernance constituent plus que jamais des exigences essentielles dans la gestion des affaires publiques, certaines décisions méritent d’être saluées lorsqu’elles traduisent une véritable volonté de rompre avec les mauvaises pratiques.
C’est dans cet esprit qu’il convient de rappeler l’instruction du Directeur général de l’AGEROUTE Guinée interdisant toute demande ou perception de commissions dans le cadre des passations de marchés.
Cette mesure, au-delà de son caractère administratif, porte un message fort : aucun avantage personnel ne doit être recherché dans l’exercice d’une responsabilité publique. Elle réaffirme la nécessité de placer l’intérêt général, la transparence et l’équité au cœur de la commande publique.
Une décision qui mérite d’être saluée
En rappelant fermement l’interdiction de toute demande de commission dans les processus de passation de marchés, le Directeur général donne un signal clair à l’ensemble des collaborateurs, partenaires et opérateurs économiques : les procédures doivent être conduites dans le respect des règles, sans pression, sans contrepartie et sans arrangement personnel.
Cette posture témoigne d’un sens élevé de l’intégrité et de la responsabilité. Elle participe également à la construction d’une culture administrative dans laquelle la performance ne se mesure pas seulement aux résultats techniques, mais aussi à la manière dont ces résultats sont obtenus.
La bonne gouvernance commence en effet par des principes simples : respecter les procédures, garantir l’égalité de traitement, prévenir les conflits d’intérêts et refuser toute pratique susceptible de compromettre la confiance entre l’administration et les citoyens.
Promouvoir une nouvelle culture de la gestion publique
L’AGEROUTE Guinée occupe une place stratégique dans la réalisation et le suivi des infrastructures routières du pays. À ce titre, la qualité de sa gouvernance est un enjeu qui dépasse largement le cadre de l’institution.
Chaque marché attribué dans la transparence contribue à renforcer la crédibilité de l’action publique. Chaque pratique contraire à l’éthique, à l’inverse, peut fragiliser cette confiance.
L’interdiction rappelée par le Directeur général s’inscrit donc dans une démarche qui mérite d’être encouragée : faire de l’intégrité non pas un simple discours, mais une exigence quotidienne dans la gestion des ressources et des marchés publics.
L’exemple par le leadership
Le rôle d’un dirigeant ne consiste pas uniquement à fixer des objectifs et à rechercher la performance. Il consiste également à établir un cadre de travail fondé sur des valeurs, à rappeler les limites à ne pas franchir et à créer les conditions permettant à chacun d’exercer ses responsabilités avec professionnalisme.
À travers cette position, le DG de l’AGEROUTE Guinée s’illustre ainsi par une conception exigeante de sa fonction : promouvoir la performance tout en faisant de l’éthique, de l’intégrité et de la transparence des piliers de la gestion.
Il appartient désormais à tous les acteurs concernés de s’inscrire dans cette dynamique et de faire vivre ces principes au quotidien.
Car la bonne gouvernance ne se décrète pas uniquement dans les textes. Elle se construit par des décisions concrètes, des comportements exemplaires et une volonté constante de servir l’intérêt général.
En ce sens, le rappel de l’interdiction des commissions dans les passations de marchés constitue un acte de management responsable qui mérite d’être souligné et encouragé.
L’intégrité dans la commande publique n’est pas une contrainte : elle est une condition de la confiance, de la performance et du développement durable de nos institutions
Par Doudou ibn


















