Le différend entre Électricité de Guinée (EDG) et la mairie de Ratoma prend une nouvelle tournure. L’entreprise publique a décidé de saisir la justice après des incidents survenus à son siège, à la suite de la coupure de courant dans les locaux de la mairie pour non-paiement d’une facture estimée à 600 millions de francs guinéens.
Selon les informations disponibles, cette plainte fait suite à la descente d’un groupe d’individus au siège d’EDG. Ces derniers auraient tenté de brutaliser des agents de la société, après l’interruption de la fourniture d’électricité à la mairie de Ratoma en raison de ses impayés.
Une facture de près de 600 millions de francs guinéens
À l’origine de cette affaire se trouve une importante dette d’électricité attribuée à la mairie de Ratoma. Le montant de la facture impayée est estimé à environ 600 millions de francs guinéens.
Face à cette situation, EDG a procédé à la coupure de l’alimentation électrique de la mairie, une décision qui aurait provoqué la colère de certains individus, lesquels se seraient ensuite rendus au siège de l’entreprise.
La situation aurait dégénéré sur place, avec des accusations de violences ou de tentatives de violences visant des agents d’EDG.
Le maire de Ratoma visé par une procédure judiciaire
À la suite de ces événements, EDG a décidé de porter l’affaire devant les juridictions compétentes. Le maire de Ratoma est ainsi assigné en justice, dans le cadre de cette procédure.
L’entreprise entend, à travers cette démarche, faire la lumière sur les circonstances ayant conduit aux incidents enregistrés dans ses locaux et déterminer les responsabilités éventuelles.
Cette affaire intervient dans un contexte où EDG tente de renforcer le recouvrement de ses créances auprès des abonnés, notamment des administrations et autres structures publiques.
EDG veut faire respecter ses règles
Pour la société d’électricité, le non-paiement des factures constitue un problème majeur qui affecte sa capacité à assurer correctement la fourniture d’électricité. Les coupures pour impayés font ainsi partie des mesures utilisées pour contraindre les abonnés concernés à régulariser leur situation.
Le contentieux avec la mairie de Ratoma pourrait désormais être tranché par la justice. En attendant, l’affaire suscite des réactions et relance le débat sur le paiement des factures d’électricité par les administrations publiques ainsi que sur les moyens légaux à utiliser en cas de désaccord entre un fournisseur et ses abonnés.


















