Malgré la dissolution officielle de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo assure que sa formation politique reste active. Dans un entretien accordé ce jeudi 3 septembre à RFI, l’ancien Premier ministre a réaffirmé la poursuite du combat politique de son parti, malgré son exclusion des dernières élections législatives.
Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier sur l’avenir de l’UFDG après les législatives du 31 mai, Cellou Dalein Diallo a rappelé que sa formation n’avait pas été autorisée à participer au scrutin.
« On n’avait même pas le droit de présenter de liste, puisque le parti a été dissous avant. Donc, le parti ne pouvait pas présenter de candidats », a-t-il expliqué. Il a également indiqué être lui-même « exclu » et « radié du fichier électoral ».
« Le parti existe »
Malgré la décision administrative portant dissolution de l’UFDG, le principal responsable du parti conteste l’idée d’une disparition de sa formation politique.
« Bien sûr, il existe », a-t-il affirmé, estimant que l’UFDG repose avant tout sur des idées, des convictions et des principes partagés par ses militants.
Cellou Dalein Diallo souligne par ailleurs l’importance des structures du parti à l’étranger. Selon lui, une partie importante des fédérations de l’UFDG se trouve hors de Guinée, ce qui permettrait à la formation politique de maintenir ses activités et son réseau de militants.
Une opposition au pouvoir toujours revendiquée
Dans son intervention, l’ancien Premier ministre a également dénoncé ce qu’il considère comme des restrictions des libertés publiques en Guinée.
« Compte tenu du climat de terreur, c’est difficile de critiquer », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer son opposition à ce qu’il qualifie de « confiscation du pouvoir », ainsi qu’aux restrictions des libertés et aux violations des droits de l’homme.
Pour le leader de l’UFDG, son parti ne se limite pas à une structure administrative. Il estime qu’il porte également des revendications et des aspirations qu’il attribue à une partie du peuple guinéen.
« C’est une revendication, c’est une aspiration du peuple que nous incarnons », a-t-il soutenu.
La diaspora au cœur de la stratégie
Cellou Dalein Diallo mise également sur les militants établis à l’étranger pour maintenir la dynamique de son parti. Il affirme qu’une part importante des structures de l’UFDG se trouve dans la diaspora et avance que « 60 à 70 % de la diaspora guinéenne milite au sein de l’UFDG ».
Cette présence extérieure, selon lui, constitue une force permettant au parti de poursuivre son engagement politique.
L’ancien Premier ministre assure ainsi que l’UFDG entend continuer à se mobiliser, notamment en dénonçant ce qu’il appelle une « folie liberticide », malgré les obstacles auxquels la formation politique est confrontée en Guinée.


















