Par cette qualification précieuse, le Horoya AC ne s’est pas seulement offert une place au deuxième tour de la Ligue des Champions africaine. Il a redonné de la fierté à tout un peuple et rappelé que le football guinéen a encore de belles pages à écrire.
Au-delà du résultat, cette victoire possède une dimension particulière. Elle marque surtout le grand retour du Horoya devant son public à Conakry, après plus de quatre années d’absence des compétitions africaines dans la capitale guinéenne.
Retrouver un stade, retrouver son public et surtout retrouver la victoire : le symbole est fort.
Une victoire qui dépasse le Horoya
Le succès du Horoya est celui d’un club, mais il est aussi celui de tout le sport guinéen. Chaque qualification d’un club guinéen sur la scène continentale contribue à restaurer l’image et la crédibilité de notre football.
Cette performance doit donc être saluée à sa juste valeur. Elle démontre qu’avec de la volonté, des investissements et une véritable ambition, la Guinée peut rivaliser avec les meilleures formations du continent.
Le Horoya vient ainsi d’envoyer un message clair : le football guinéen n’est pas condamné à regarder les autres jouer. Il peut, lui aussi, conquérir l’Afrique.
Antonio Souaré, un sacrifice qui mérite d’être reconnu
Impossible de parler du parcours du Horoya sans évoquer l’engagement de Antonio Souaré, dont l’investissement dans le football guinéen a profondément marqué ces dernières années.
À travers le Horoya, il a consacré d’importantes ressources au développement du football, à la formation, aux infrastructures et à la construction d’une véritable ambition continentale.
Que l’on soit d’accord ou non avec certaines décisions du passé, il faut savoir reconnaître les hommes qui ont pris des risques et investi lorsque d’autres hésitent encore.
Aujourd’hui, au regard des défis auxquels le football guinéen est confronté, le débat sur le retour d’Antonio Souaré aux responsabilités au sein de la FEGUIFOOT mérite d’être posé avec sérénité, responsabilité et sans passion inutile. Son expérience, sa connaissance du football africain et sa capacité à mobiliser des moyens peuvent constituer des atouts dans la reconstruction et la relance de notre football.
L’intérêt supérieur du football guinéen doit rester la seule boussole.
Merci au président de la République pour le stade du 28-Septembre
Cette qualification permet également de mesurer l’importance de la rénovation du stade du 28-Septembre.
Le retour des clubs guinéens à domicile dans les compétitions africaines constitue une avancée majeure. Pendant trop longtemps, nos clubs ont été contraints de recevoir leurs adversaires loin de leurs supporters, perdant ainsi une partie de cet avantage psychologique et populaire qui fait la magie du football.
La rénovation du stade du 28-Septembre a permis de renouer avec cette réalité : jouer à Conakry, devant son peuple.
Il convient donc de saluer l’engagement du président de la République en faveur de la réhabilitation de cette enceinte sportive. Le sport, lorsqu’il bénéficie d’infrastructures dignes, devient un formidable outil de cohésion, de fierté nationale et de rayonnement international.
Le plus dur commence maintenant
Cette qualification ne doit cependant pas être considérée comme une fin en soi. Elle doit être le début d’une nouvelle dynamique.
Le Horoya doit désormais continuer à travailler, à renforcer son effectif et à porter haut les couleurs de la Guinée au prochain tour. Mais au-delà du Horoya, c’est toute la famille du football guinéen qui doit tirer les leçons de cette victoire.
Investir. Former. Construire des infrastructures. Protéger nos clubs. Donner davantage de moyens à nos talents. Et surtout, croire en notre football.
La victoire du Horoya contre la JS Saoura est peut-être un simple résultat sur le terrain. Mais pour la Guinée, elle représente beaucoup plus : un retour à domicile, une qualification africaine et une bouffée d’espoir pour tout le sport national.
Aujourd’hui, le Horoya a gagné un match.
Mais c’est toute la Guinée sportive qui peut être fière.
Une victoire du Horoya qui honore tout le pays.


















