À la barre, André Issa Kourouma a nié avoir insulté ou menacé son épouse. Il estime que les tensions conjugales seraient notamment alimentées par certaines personnes du quartier qui, selon lui, s’immisceraient dans leur vie privée.
« Je ne l’insulte pas. Je ne la menace pas non plus », a-t-il déclaré, avant d’évoquer l’intervention de responsables locaux dans les différends du couple. Le prévenu rappelle par ailleurs être marié à son épouse depuis 32 ans.
Évoquant les difficultés au sein du foyer, André Issa Kourouma affirme que les désaccords entre les deux conjoints seraient récurrents. Il dit avoir simplement cherché, en tant que chef de famille, à rappeler certaines règles au sein du ménage.
La plaignante maintient ses accusations
À son tour, Mariama Ciré Sylla a confirmé être à l’origine de la plainte. Elle a maintenu ses accusations contre son époux, affirmant avoir été à plusieurs reprises victime d’injures et de menaces. Selon elle, certaines de ces menaces auraient également concerné son père.
Pour appuyer ses déclarations, la plaignante a présenté au tribunal des clichés de radiographie. Elle affirme que son mari l’aurait auparavant violentée, provoquant notamment des blessures aux bras.
Plusieurs témoins ont également été cités dans le dossier, parmi lesquels le chef de secteur de Simbaya Port, Aboubacar Camara.
Entendu à titre de simple renseignement, ce dernier a fait état de tensions récurrentes au sein du couple. Il affirme avoir été témoin de plusieurs altercations au cours desquelles André Issa Kourouma aurait insulté et menacé son épouse.
Face à la persistance des tensions, le chef de secteur dit avoir, à plusieurs reprises, sollicité l’intervention des services de police.
Le prévenu conteste les témoignages
André Issa Kourouma a toutefois rejeté les déclarations du chef de secteur. Il accuse à son tour ce dernier de s’immiscer dans son ménage et de faire partie des personnes qui chercheraient à éloigner son épouse de lui.
Derrière les accusations d’injures et de menaces se dessine également un autre sujet de discorde : la propriété du domaine occupé par le couple. Les deux époux revendiqueraient chacun des droits sur cette propriété, ajoutant une dimension foncière au conflit conjugal.
L’affaire renvoyée pour favoriser une médiation
Après les débats, le tribunal correctionnel de Mafanco a décidé de renvoyer l’affaire au 28 septembre prochain.
Ce renvoi doit notamment permettre de favoriser une médiation entre les deux parties. Le tribunal entend ainsi donner une chance à ce couple, qui affirme partager plus de trois décennies de vie commune, de trouver une issue au conflit qui l’oppose avant la poursuite de la procédure judiciaire.

















