Le secteur aurifère guinéen pourrait connaître une nouvelle étape dans sa transformation locale. En déplacement officiel en Côte d’Ivoire, le président Mamadi Doumbouya a annoncé la mise en service, avant la fin de l’année, d’une raffinerie d’or qu’il présente comme la plus importante du continent africain.
L’annonce a été faite à Abidjan, lors des échanges entre le chef de l’État guinéen et son homologue ivoirien. Mamadi Doumbouya a notamment insisté sur la nécessité de renforcer les échanges et les complémentarités économiques entre les deux pays.
Le président guinéen a cité plusieurs secteurs susceptibles de favoriser cette coopération, notamment l’agriculture, le minerai de fer de Simandou, la transformation de la bauxite et l’industrie aurifère.
Une capacité industrielle importante
Connue sous le nom de Nimba Gold Refinery, la future infrastructure est destinée à renforcer les capacités de transformation de l’or en Guinée. D’après les informations communiquées par les autorités guinéennes, l’installation pourrait traiter jusqu’à 2 tonnes d’or par jour dans sa configuration initiale.
La capacité pourrait ensuite être portée à 4 tonnes quotidiennes grâce à une extension des installations et à un fonctionnement continu. L’usine devrait également permettre la production de lingots répondant aux standards internationaux.
Au-delà de l’or, le complexe industriel serait conçu pour récupérer et valoriser d’autres métaux précieux, notamment l’argent. Il disposerait également de capacités permettant le traitement de certains déchets électroniques et industriels contenant des métaux à forte valeur.
Un outil présenté comme stratégique
Les autorités guinéennes misent par ailleurs sur des dispositifs technologiques destinés à sécuriser et à moderniser le processus de production. L’automatisation des opérations, la traçabilité numérique des lots et le contrôle de la qualité figurent parmi les caractéristiques annoncées.
Pour le gouvernement, la raffinerie doit contribuer à accroître la valeur ajoutée tirée des ressources minières nationales. L’objectif affiché est de favoriser la transformation de l’or sur le territoire guinéen plutôt que son exportation sous sa forme brute.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer la souveraineté économique du pays et de développer davantage les chaînes de valeur locales dans le secteur minier.
L’entrée en activité de cette infrastructure, annoncée avant la fin de l’année, est ainsi présentée comme une étape importante dans la stratégie guinéenne de transformation et de valorisation de ses ressources naturelle


















