La Guinée observe une baisse significative des nouvelles infections au VIH et des décès liés au Sida. Les chiffres ont été présentés ce mercredi 16 septembre 2026 à Conakry, à l’occasion de la 12ᵉ assemblée générale ordinaire du Comité national de lutte contre les IST/Sida (CNLS).
Selon le secrétaire exécutif du CNLS, Dr Abass Diakité, le nombre de nouvelles infections est passé de 6 809 en 2020 à 3 875 en 2025, soit une diminution de 43 %. Sur la même période, les décès attribuables au VIH/Sida ont également reculé, passant de 5 984 à 3 916, soit une baisse de 34 %.
Davantage de personnes sous traitement
La prise en charge des personnes vivant avec le VIH a également progressé. Le nombre de patients sous traitement antirétroviral est passé de 88 132 en 2024 à 105 498 en 2025.
Parmi eux, 66 260 ont bénéficié d’un contrôle de leur charge virale. Selon le CNLS, 59 102 personnes, soit 89 %, présentent une charge virale supprimée.
La Guinée affiche également des progrès concernant les objectifs « 95-95-95 ». Le dépistage atteint 82 %, tandis que la proportion de personnes vivant avec le VIH mises sous traitement s’élève à 98 %. La suppression virale atteint, quant à elle, 89 %.
Une prévalence toujours stable
Malgré ces avancées, la prévalence nationale du VIH reste relativement stable depuis plusieurs années. Elle est passée de 1,7 % en 2016 à 1,5 % depuis 2018, d’après les données communiquées par le CNLS.
Certaines populations demeurent particulièrement exposées. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la prévalence est passée de 11,4 % en 2018 à 9,8 % en 2022. Chez les professionnelles du sexe, elle a reculé de 10,7 % à 4,9 % sur la même période.
En 2022, la prévalence était de 3,6 % chez les personnes qui s’injectent des drogues. Chez les femmes enceintes, elle est passée de 1,5 % en 2020 à 1,3 % en 2022.
Le financement reste une préoccupation
Pour les responsables de la riposte nationale, le manque de ressources financières constitue toutefois un défi majeur. Dr Abass Diakité estime que les résultats auraient pu être encore meilleurs si les moyens financiers étaient plus importants.
Le CNLS appelle ainsi à une mobilisation accrue des ressources pour maintenir les acquis, renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Les autorités sanitaires entendent poursuivre ces efforts afin de permettre à la Guinée de progresser vers l’objectif mondial de mettre fin au Sida en tant que problème de santé publique à l’horizon 2030.


















