Le lycée Oustouya, seul établissement public d’enseignement secondaire de la commune urbaine de Pita, se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement préoccupant. Alors qu’il a formé plusieurs cadres originaires de la préfecture, l’établissement peine désormais à offrir des conditions d’apprentissage adéquates aux élèves.
Dans la cour du lycée, les herbes ont envahi les espaces. Des animaux errants y circulent librement, tandis que les bâtiments, fortement marqués par le poids des années, se dégradent progressivement. Une situation qui suscite l’inquiétude des parents d’élèves, des responsables locaux et des ressortissants de Pita.

Pourtant, une lueur d’espoir était apparue en janvier 2026 avec la pose de la première pierre du projet de réhabilitation et d’extension du complexe académique Oustouya par le Premier ministre Amadou Oury Bah. L’objectif était de doter l’établissement d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins des apprenants.
Mais plusieurs mois après le lancement officiel du projet, les travaux peinent à démarrer réellement. Selon les responsables locaux, l’entreprise adjudicataire aurait cessé ses activités sur le site, laissant l’établissement dans une situation toujours préoccupante.

Avec la reprise des cours, les difficultés sont particulièrement visibles. Les infrastructures actuelles ne permettent pas, selon les responsables communaux, d’assurer aux élèves un environnement propice à l’apprentissage. Ils déplorent le retard enregistré dans l’exécution du projet et appellent à une intervention des autorités compétentes.
Les fils et ressortissants de Pita partagent également cette inquiétude. Ils interpellent le Premier ministre Amadou Oury Bah afin que des mesures soient prises pour permettre la reprise et l’achèvement rapide des travaux.
Le projet de réhabilitation et d’extension prévoit pourtant d’importantes réalisations. Il comprend notamment la construction de trois blocs de salles de classe en R+2, d’une bibliothèque, de deux blocs administratifs, de deux réfectoires, de quatre blocs de latrines, d’aires de jeux et de logements destinés au personnel. Un forage équipé est également prévu afin de garantir l’accès à l’eau potable au sein de l’établissement.
Pour les parents d’élèves et les responsables locaux, l’urgence est donc de relancer ce chantier et de faire respecter les engagements pris. Ils espèrent une intervention rapide des autorités afin que le lycée Oustouya puisse enfin bénéficier des infrastructures promises et offrir aux élèves de Pita de meilleures conditions d’apprentissage.


















