Les travailleurs de SODITEV et de la Radio Télévision Gangan sont montés au créneau ce mardi pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer le paiement de 2 ans et 8 mois d’arriérés de salaires. En colère contre leur directeur général, Abé Sylla, ils l’accusent d’injustice, d’insultes et de vouloir les remplacer sans avoir préalablement réglé leurs dus. Dans leur mouvement de protestation, les employés affirment avoir séquestré leur directeur général et appellent les autorités guinéennes à intervenir pour trouver une issue à cette crise.
Face à la situation qu’ils traversent, les travailleurs disent être victimes d’un traitement qu’ils jugent injuste. Selon l’un de leurs représentants, ils auraient contribué à la mise en place des installations techniques de la société, notamment celles liées à l’antenne de Pilon. Ils estiment donc mériter le paiement de leurs salaires après plusieurs années de service.
« Nous sommes en train de subir l’injustice du député Abé Sylla. Il nous insulte, il insulte nos parents. Aujourd’hui, il a le projet de nous remplacer par d’autres personnes. Nous ne sommes pas contre, mais ce que nous demandons seulement, c’est le paiement de nos deux ans et huit mois de salaires afin que nous puissions nous séparer à l’amiable », a déclaré un travailleur.

Les employés dénoncent également des propos qu’ils attribuent à leur directeur général concernant la justice guinéenne. Ils appellent ainsi l’État et les institutions judiciaires à intervenir pour favoriser un règlement du différend et obtenir le paiement des sommes qu’ils réclament.
Au cours de leur prise de parole, les travailleurs ont aussi évoqué des désaccords liés à la gestion de l’entreprise et à un projet de services internet. Ils accusent la direction d’avoir présenté à la population des informations contestées sur les équipements concernés. Ces allégations n’ont toutefois pas été corroborées par une source indépendante.
Les protestataires ont par ailleurs exprimé leur inquiétude face à la possibilité de fermeture de l’entreprise, estimant qu’une telle décision ne devrait pas intervenir sans le règlement préalable des droits des employés.
Dans leur appel, ils ont interpellé le président de la République, Mamadi Doumbouya, afin qu’il s’implique dans la résolution de cette crise sociale. Ils demandent une intervention des autorités pour faire valoir leurs droits et trouver une solution à ce conflit qui les oppose à leur direction.
Pour l’heure, les travailleurs maintiennent leur revendication principale : le paiement de leurs 32 mois d’arriérés de salaires. La réaction d’Abé Sylla et de la direction des entreprises concernées n’a pas été rapportée dans les éléments disponibles.

















