Un drame s’est produit dans la soirée du mardi 27 octobre 2026 à Sonfonia, derrière l’université Général Lansana Conté. Abdoul Gadiry Ly, un enfant âgé de cinq ans, a perdu la vie après être tombé dans une excavation remplie d’eau sur un chantier.
Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, l’enfant jouait avec ses camarades à la maison, sous un palmier, avant de s’éloigner. Constatant son absence quelque temps plus tard, sa grand-mère, Odia Sanoh, et d’autres membres de la famille ont entrepris des recherches derrière leur concession.
Leurs premières découvertes ont été les chaussures de l’enfant. En poursuivant les recherches, ils ont fini par retrouver son corps dans un trou rempli d’eau, la tête immergée et les pieds orientés vers le haut.
L’enfant a été retiré de l’excavation puis transporté d’urgence à l’hôpital, où son décès a été constaté.
La famille dénonce un danger récurrent
Au-delà de la douleur provoquée par cette disparition, la famille de la victime dénonce la présence de nombreuses excavations non sécurisées sur le chantier. Selon la grand-mère, deux précédents incidents impliquant des enfants auraient déjà été enregistrés au même endroit. Les victimes avaient alors pu être secourues à temps.
« L’inquiétude est de plus en plus grandissante, nous avons déjà enregistré trois cas de noyade parmi nos enfants. Et aujourd’hui, un enfant en meurt. Nous sommes vraiment très inquiets. Nous nous sommes souvent plaints, mais en vain. Pire encore, le propriétaire du chantier reste introuvable », déplore Odia Sanoh.
Face à cette situation, elle interpelle les autorités afin qu’elles interviennent auprès du propriétaire du chantier pour faire sécuriser, voire combler, les excavations, devenues particulièrement dangereuses pour les enfants du voisinage.
« Nous craignions un tel drame depuis tout ce temps et le pire s’est produit. Nous demandons donc aux autorités de s’impliquer afin d’amener le propriétaire à venir refermer les trous. Nous sommes très inquiets, car il y a plein de trous sur ce chantier. On nous a dit qu’il souhaitait y construire un immeuble et toutes les fouilles sont remplies d’eau, aussi bien en saison sèche qu’en saison des pluies. Nous prions les autorités de nous aider, car il y a beaucoup d’enfants ici », plaide-t-elle.
Le père de la victime réclame une intervention
Informé du drame alors qu’il se trouvait sur son lieu de travail, le père de l’enfant dit avoir été appelé aux environs de 18 heures pour rentrer à la maison, sans connaître les raisons de cet appel.
« C’est aux environs de 18h qu’on m’a appelé, j’étais dans mon lieu de travail pour me dire de venir à la maison. Mais, je ne savais pas ce qui s’est passé. C’est quand je suis arrivé qu’on m’a informé que mon fils est tombé dans un trou. Ce n’est pas la première fois que cela arrive au même endroit. C’est la troisième fois », témoigne-t-il, visiblement éprouvé par la perte de son fils.
Au moment de la rédaction de cet article, la dépouille d’Abdoul Gadiry Ly se trouvait dans un centre hospitalier de la zone de Sonfonia. Une éventuelle enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes du drame, avant la remise du corps à la famille pour l’inhumation.
Ce nouveau décès relance la question de la sécurisation des chantiers abandonnés ou non protégés dans les zones habitées, où les excavations remplies d’eau constituent un danger, notamment pour les enfants.

















