La Direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Labé apporte sa version dans l’affaire du départ controversé d’un enseignant de l’école primaire de Donta, située dans la sous-préfecture de Diari. Une mission dépêchée sur les lieux le jeudi 29 octobre 2026 a rencontré les membres de la communauté afin de recueillir leurs témoignages et clarifier les circonstances de cette situation, rapportent nos confrères de Foutakamen.
Face à la polémique suscitée par les déclarations de l’enseignant, qui affirme avoir été contraint de quitter son poste, les responsables de l’éducation de Labé rejettent toute responsabilité des autorités scolaires et locales dans son départ.
Conduite par Abdourahmane Sall, chef de la cellule inspection à la DPE, la délégation soutient qu’aucune décision d’exclusion ou de renvoi n’a été prise à l’encontre de l’intéressé par les responsables concernés.
Le représentant de la DPE critique par ailleurs la démarche de l’enseignant, notamment sa façon de présenter publiquement les difficultés de l’établissement. Il lui reproche d’avoir donné une image négative de la localité et d’avoir impliqué les élèves dans son départ.
Abordant la question des effectifs scolaires, Abdourahmane Sall apporte également des précisions qui contredisent les informations avancées par l’enseignant. Selon lui, les services éducatifs avaient recensé deux classes regroupant au total 40 élèves, contrairement aux trois niveaux évoqués par ce dernier.
Un nouvel enseignant attendu à Donta
Malgré les divergences autour de cette affaire, la DPE assure que des dispositions sont envisagées pour permettre aux élèves de reprendre normalement les cours. L’administration reconnaît toutefois ne pas disposer actuellement d’un enseignant titulaire pouvant être immédiatement affecté dans cette école.
Une solution provisoire a ainsi été discutée avec les représentants de la communauté, avec l’annonce de l’arrivée prochaine d’un enseignant contractuel.
Concernant un éventuel retour de l’ancien enseignant, Abdourahmane Sall estime que cette option n’est pas une priorité pour les services de l’éducation. Il avance notamment que l’intéressé ne disposerait pas d’un contrat formel avec l’administration scolaire et soulève des interrogations sur sa qualification professionnelle.
Pour ce qui est de l’ouverture d’une classe de première année, le responsable précise qu’elle dépendra des moyens disponibles.
Ainsi, alors que la DPE et le DSEE défendent leur position et rejettent les accusations de renvoi, la version de l’enseignant reste au cœur de la controverse. En attendant que les responsabilités soient davantage clarifiées, les populations de Donta espèrent surtout voir les cours reprendre dans les meilleurs délais.

















