Le dossier de la dégradation de l’environnement dans la région administrative de Siguiri prend une nouvelle tournure judiciaire. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Charles Wright, a ordonné une interdiction de sortie du territoire national à l’encontre de 22 responsables administratifs de la région.
Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur des faits présumés de dégradation de l’environnement, de corruption et de complicité. Elle fait suite à un signalement faisant état d’une détérioration avancée de l’environnement à Siguiri, avec des répercussions potentielles sur la sécurité des populations et l’autosuffisance alimentaire.
Parmi les personnes concernées figurent le gouverneur par intérim de la région, le colonel Fayimba Mara, plusieurs préfets par intérim ainsi que des sous-préfets en fonction dans différentes localités. Ces responsables ont récemment fait l’objet de suspensions administratives.
Selon la réquisition du parquet spécial, les investigations sont confiées à la Direction centrale de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF). Les responsables visés sont soupçonnés, à des degrés divers, d’implication dans des faits présumés d’atteinte à l’environnement, de corruption d’agents publics et privés et de complicité.
Pour le procureur spécial, cette mesure conservatoire vise à garantir le bon déroulement des investigations et à éviter que les personnes concernées ne se soustraient à la justice. À cet effet, des instructions ont été adressées aux responsables de la police aux frontières ainsi qu’au commissariat spécial de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré afin d’empêcher tout déplacement des mis en cause hors du territoire national, par voie aérienne, maritime ou terrestre.
Le parquet estime que leur présence en Guinée demeure nécessaire pour les besoins de l’enquête. L’interdiction de sortie du territoire restera donc en vigueur pendant la durée des investigations judiciaires.
Voici la liste des 22 responsables concernés :
- Fayimba MARA, gouverneur par intérim de la région administrative de Siguiri.
- Mariam 2 CAMARA, préfète par intérim de Doko.
- Aliou CAMARA, préfet par intérim de Dialakoro.
- Mohamed Lamine KOÏTA, préfet par intérim de Kintinian.
- Sory CAMARA, préfet par intérim de Siguirini.
- Pépé DOUALAMOU, sous-préfet par intérim de Bankon.
- Richard YARADOUNO, sous-préfet par intérim de Naboun.
- Lansana Abdoulaye KOUROUMA, sous-préfet par intérim de Didi.
- Roger LAMAH, sous-préfet par intérim de Kourémalé.
- Moussa DIA KITE, sous-préfet par intérim de Fidako.
- Morlaye SOUMAH, sous-préfet par intérim de Dioma Bana.
- Hamidou CISSE, sous-préfet par intérim de Niandankoro.
- Mami CAMARA, préfète par intérim de Maléah.
- Naman KOUROUMA, sous-préfet par intérim de Kiniébakoro.
- Almanvt KONATE, sous-préfet par intérim de Koumandianbougou.
- Djiba CONDE, sous-préfet par intérim de Mignada.
- Fodé Isaac CAMARA, sous-préfet par intérim de Niagassola.
- Kaba SIDIBE, sous-préfet par intérim de Tomboni.
- Abakar KANTE, sous-préfet par intérim de Norassoba.
- Moussa OULARE, sous-préfet par intérim de Franwalia.
- Lansana KOUROUMA, sous-préfet par intérim de Tomba Kansa.
- Djanko CAMARA, sous-préfet par intérim de Noukounkan.
L’enquête devra permettre de déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire et de faire la lumière sur les faits dénoncés.


















