Après plusieurs discours et tribunes, Joseph Kabila s’exprime désormais à travers des interviews. Sa dernière prise de parole publique remontait à octobre dernier, au lendemain de sa condamnation à mort par la justice congolaise. Cette fois, il a accordé une série d’entretiens à la presse, dont le premier a été publié ce lundi dans La Libre Belgique.
Dans ces échanges, il aborde sa situation personnelle, la Constitution et le processus de paix, tout en se montrant très critique envers l’actuel président, Félix Tshisekedi.
Lors d’un entretien accordé à RFI, Joseph Kabila revient sur les dialogues et négociations passés qui, selon lui, ont permis d’éviter l’implosion du pays il y a une vingtaine d’années. Il estime que la crise actuelle ne pourra être résolue que par le dialogue, afin d’éviter ce qu’il qualifie de « soudanisation » du pays.
Pour lui, le principal problème en RDC aujourd’hui réside dans la gouvernance et le manque de vision. Il va plus loin en affirmant que la Constitution n’est plus respectée : « Notre Constitution est foulée aux pieds par Félix Tshisekedi et son clan », déclare-t-il. Selon lui, elle serait ignorée depuis 2009. Sa position est ferme : il ne faut pas la modifier.
Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une question personnelle, mais de principe. Toutefois, ses objectifs politiques sont explicites : il souhaite « mettre fin au régime Tshisekedi », transformer le système en place, renouveler la classe politique et mettre un terme à ce qu’il qualifie de dictature.

















