À Hamdallaye 1, dans la commune de Gbessia, la désolation est palpable au lendemain des opérations de démolition menées à proximité de la décharge de Dar-Es-Salam.
Dans la soirée de ce vendredi, des machines sont entrées en action pour démolir plusieurs concessions situées dans cette zone. Au lendemain de ces opérations, les familles touchées se retrouvent face aux conséquences de la destruction de leurs habitations, entre déception, frustration et incertitude.
Rencontrés sur place ce samedi, plusieurs citoyens disent ne pas savoir où aller après la démolition de leurs maisons. Certains affirment se retrouver sans abri et appellent le président de la République.
Sur le site, le paysage a profondément changé. Les maisons filmées quelques heures avant les opérations ont désormais laissé place à des tas de gravats. Sur les ruines des concessions détruites, des jeunes et des enfants fouillent les décombres à la recherche de barres de fer et d’autres objets susceptibles d’être revendus à des détaillants.
Visiblement meurtrie, une victime peine à contenir son émotion face à la situation. Comme elle, un autre jeune dit avoir du mal à réaliser que l’école construite par sa mère est aujourd’hui complètement détruite.

Cet établissement scolaire, qui servait de lieu d’apprentissage pour de nombreux enfants du quartier, ne laisse désormais derrière lui que des gravats. Selon ce jeune rencontré sur place, plusieurs biens auraient également été emportés par des personnes inconnues après les démolitions.
Entre colère et résignation, les familles victimes tentent désormais de faire face à une situation qu’elles disent difficile à supporter. Plusieurs citoyens interrogés affirment passer la nuit à la belle étoile, faute de disposer d’un abri.
Face à cette détresse, les familles touchées lancent un appel au chef de l’État et sollicitent son intervention afin de bénéficier d’une assistance et d’une solution à leur situation.


















