Plusieurs baraques ont été démolies dans la zone de Demoudoula, à Conakry, dans le cadre d’une opération menée par les services de la mairie de Ratoma.
L’opération suscite la réaction des personnes concernées. Certaines victimes dénoncent notamment les méthodes utilisées pour les faire quitter les lieux et regrettent la perte de leurs installations et activités.
Du côté de la mairie, cette opération est justifiée par la réalisation prochaine d’un projet d’infrastructure routière.
Selon Sanoussy Maci Bah, l’un des vice-présidents de la mairie, une nouvelle route doit relier Prima à Demoudoula, puis Nassouroulaye. L’objectif, explique-t-il, est notamment de contribuer à l’embellissement de la capitale et d’améliorer la fluidité de la circulation.
Guicopress attendu pour le démarrage des travaux
Toujours selon le responsable municipal, la démolition des baraques intervient également en prélude au démarrage de travaux qui doivent être exécutés par la société Guicopress.
Ce projet s’inscrit, selon la mairie, dans une vision plus large d’aménagement urbain portée par les autorités. Il serait notamment lié à l’ambition de délocaliser plusieurs départements ministériels vers la zone de Kipé.
Ainsi, les autorités présentent l’opération de Demoudoula comme une étape nécessaire à la libération des emprises destinées aux infrastructures, tandis que les personnes déguerpies continuent de dénoncer les conditions dans lesquelles l’opération a été menée.
Entre impératifs d’aménagement urbain et préoccupations des occupants, cette opération relance une nouvelle fois le débat sur les déguerpissements et la gestion des emprises publiques dans le Grand Conakry.

















