Une nouvelle distinction vient mettre en lumière le parcours international de l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté. Il a été choisi à l’unanimité pour recevoir le Prix Boutros-Ghali pour la Paix et la Connaissance au titre de l’année 2026.
La récompense est attribuée par la Fondation Kemet Boutros Ghali pour la Paix et la Connaissance, établie au Caire. Elle rend hommage à la mémoire de Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général des Nations unies, et distingue des personnalités reconnues pour leur contribution à la paix, au dialogue entre les peuples, à la stabilité et au développement.
Le parcours de Lansana Kouyaté a pesé dans la décision du jury. Au fil de sa carrière, le responsable guinéen a exercé différentes fonctions au sein de l’État guinéen, des organisations régionales africaines et des institutions internationales. Il a notamment dirigé le gouvernement de la Guinée, occupé le poste de Sous-Secrétaire général adjoint de l’ONU et assumé les fonctions de Secrétaire exécutif de la CEDEAO.
Son engagement diplomatique s’est également poursuivi sur les questions régionales. Il est aujourd’hui présenté comme médiateur en chef de la CEDEAO auprès des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Sur le plan politique national, il préside par ailleurs le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN).
La remise du prix aura lieu au Caire le 14 novembre 2026, une date symbolique puisqu’elle correspond à l’anniversaire de la naissance de Boutros Boutros-Ghali. La cérémonie devrait rassembler plusieurs responsables politiques, diplomates et acteurs de la communauté internationale.
Avec cette nouvelle édition, Lansana Kouyaté rejoint la liste des personnalités déjà honorées par cette distinction. Parmi les anciens récipiendaires figurent notamment Sam Nujoma, ancien président de la Namibie, Salim Ahmed Salim, ex-Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, Graça Machel, ancienne Première dame du Mozambique, le juriste sénégalais Adama Dieng et l’ancien ministre marocain Mohamed Benaïssa.
À travers le choix de l’ancien responsable guinéen, la Fondation entend ainsi saluer une trajectoire placée sous le signe de la diplomatie, de la médiation et de la recherche de réponses pacifiques aux crises, avec un accent particulier sur la coopération et l’intégration africaines.


















