L’artiste guinéen Élie Kamano a pris la défense d’Antonio Souaré dans une publication particulièrement virulente, dans laquelle il dénonce ce qu’il considère comme de l’ingratitude et de l’hypocrisie dans le milieu du football guinéen. Sa réaction intervient dans un contexte de réactions autour de la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT).
Dans son message, publié depuis son exil après l’élection de Mamadi Doumbouya à la tête de la FEGUIFOOT, l’artiste estime qu’Antonio Souaré ne saurait être tenu pour responsable de tous les problèmes de la société guinéenne. Il déplore notamment ce qu’il considère comme un manque d’engagement pour l’intérêt général et une tendance à privilégier les intérêts personnels.
« Antonio Souaré, ce n’est pas toi le problème. Le problème de ce peuple est né bien avant toi, et tu n’y peux malheureusement rien changer », écrit-il en ouverture de sa publication.
Élie Kamano s’en prend ensuite à certaines personnalités du milieu artistique et médiatique, notamment Oudy 1er, Makosso et Rémy N’Gono. Il leur reproche leurs prises de position et leurs interventions qu’il juge préjudiciables à l’image de l’ancien dirigeant du football guinéen.
L’artiste affirme notamment que certaines personnes qui se rapprochent aujourd’hui de la nouvelle équipe dirigeante de la fédération auraient auparavant bénéficié du soutien d’Antonio Souaré. Des accusations qui traduisent son indignation face à ce qu’il perçoit comme un retournement de veste.
Au-delà des querelles autour de la gouvernance du football guinéen, Élie Kamano dénonce également ce qu’il considère comme une hypocrisie sociale, particulièrement dans les comportements observés lors des moments difficiles.
« On déserte les chambres d’hôpital, puis on envahit les lieux de deuil. On refuse d’être présent quand une vie réclame du soutien, puis on se bouscule quand un cercueil attire les regards », déplore-t-il.
En conclusion de son message, l’artiste renouvelle son soutien à Antonio Souaré, qu’il qualifie de personne honorable, tout en adressant un hommage au défunt Séné Diallo.
« Courage à mon fils Antonio Souaré, car je n’ai pas de poubelle où te jeter. Et paix à l’âme de Séné Diallo », conclut-il.
Cette sortie d’Élie Kamano illustre les tensions et les divergences de positions qui entourent le football guinéen, ainsi que les débats suscités par les changements à la tête de la FEGUIFOOT. Les accusations formulées par l’artiste restent toutefois ses propres appréciations et n’ont pas été corroborées dans les éléments disponibles.


















