Le maire de la commune de Diari, El Hadj Mamadou Dian Gongoré, a rejeté les accusations d’un enseignant contractuel qui affirme avoir été écarté de son école après avoir dénoncé le manque d’enseignants et sollicité une aide pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Il soutient que l’intéressé ne dispose d’aucun document officiel attestant son affectation dans cet établissement.
L’affaire suscite des réactions sur les réseaux sociaux. À Diari, dans la préfecture de Labé, un enseignant contractuel affirme avoir été victime de mesures de représailles après avoir publié une vidéo dans laquelle il alertait sur les difficultés rencontrées par l’école où il enseigne et sollicitait un soutien pour les élèves.
Face à ces accusations, le maire de la commune, El Hadj Mamadou Dian Gongoré, a apporté sa version des faits. Selon lui, la vidéo a été réalisée à la veille de la rentrée scolaire sans que les autorités locales ni les responsables du district de Donta, où se trouve l’établissement concerné, en soient préalablement informés.
« À la veille de l’ouverture, il a fait une vidéo pour exposer les problèmes de l’école et demander de l’aide, sans avertir quelqu’un. Personne n’était informé. Le président du district de Donta lui-même n’était pas au courant », a-t-il déclaré.
« Il n’a pas été chassé par le DSE ni par la mairie », a-t-il affirmé, ajoutant que l’enseignant ne disposerait d’aucun document officiel justifiant son affectation dans cette école.
Le maire précise également que les autorités locales n’auraient pas été informées des éventuelles contributions financières reçues par l’enseignant via Orange Money dans le cadre de son appel à la solidarité.
Il estime que toute initiative visant à mobiliser des ressources pour soutenir une école doit respecter les procédures établies et s’accompagner d’une communication avec les responsables concernés.
« S’il doit faire des SOS pour l’école, il doit le faire conformément aux principes et rendre compte », a-t-il insisté.
Le maire a par ailleurs indiqué qu’aucun document officiel ne prouverait, selon lui, que l’enseignant a été expulsé du village. Il appelle ainsi à distinguer les affirmations relayées sur les réseaux sociaux des décisions administratives formelles.
Cette controverse intervient alors qu’un élan de solidarité se développe en faveur de l’enseignant contractuel. Une cagnotte a notamment été lancée pour lui venir en aide, dans un contexte marqué par les préoccupations autour des conditions d’enseignement et du manque de personnel dans certaines écoles.
Selon le maire, une organisation non gouvernementale française avait déjà apporté un soutien aux élèves de l’établissement de Donta en leur offrant des tenues.
Pour l’heure, les versions des deux parties restent opposées : l’enseignant dénonce des mesures qu’il estime liées à sa démarche d’alerte, tandis que le maire réfute toute expulsion et met en avant l’absence de documents administratifs justifiant l’affectation de l’intéressé.
En attendant d’éventuelles clarifications des autorités éducatives compétentes, cette affaire remet au centre des discussions la situation des écoles confrontées au manque d’enseignants, les conditions d’intervention des acteurs locaux et les modalités de mobilisation de l’aide en faveur des établissements scolaires.


















