Le Syndicat National de l’Éducation (SNE) réagi suite à l’arrestation de Monsieur Paul Emmanuel Soumah, directeur du Groupe Scolaire Privé Jean-Paul Soumah de Taouyah. Après cet incident malheureux qui a été à la base de remous, le Secrétaire général du syndicat, Michel Pépé Balamou, s’est rendu ce mardi à 15 heures au Service Central de Protection des Personnes Vulnérables (SCPPV-BV) afin de s’enquérir des circonstances exactes ayant conduit à cette interpellation.
Le SNE annonce que des informations à sa disposition, il est reproché au directeur d’avoir renvoyé un élève de son établissement, en l’occurrence le fils de l’aide de camp du Président de la République, pour non-respect des règles relatives à la coiffure. Toutefois, d’après certaines observations, la chevelure de l’élève ne présenterait pas de signes évidents justifiant une exclusion de la classe.
Face à cette situation, le SNE condamne fermement la manière dont l’arrestation a été effectuée. Le syndicat estime que les procédures administratives habituelles auraient dû être respectées, notamment la saisine des structures éducatives compétentes telles que la DSEE ou la DCE, au lieu d’un recours à la force ayant conduit à l’interpellation du directeur et à son transfert vers les services de sécurité.
Le SNE appelle par ailleurs l’ensemble des enseignants de Guinée au calme et à la retenue. Il souligne que les autorités éducatives, notamment la Direction Communale de l’Éducation de Ratoma, l’Inspection Régionale de l’Éducation de Conakry, l’Inspection Générale de l’Éducation ainsi que le ministre de l’Enseignement pré-universitaire, sont actuellement mobilisées pour trouver une issue pacifique et rapide à cette crise.
Le syndicat rappelle également que les deux parties concernées entretiennent des relations de voisinage, leurs familles se connaissant et leurs enfants se fréquentant régulièrement. Une gestion apaisée et un dialogue direct auraient, selon lui, permis d’éviter une telle escalade.
Le Syndicat National de l’Éducation exprime son soutien total à Paul Emmanuel Soumah et affirme suivre de près l’évolution du dossier. Il privilégie, pour l’heure, la voie du dialogue afin de résoudre ce différend, qu’il considère comme un risque inhérent à la profession enseignante.

















