Située à Cosa, dans la commune de Ratoma à Conakry, la « forêt sacrée » est aujourd’hui connue de presque tous les habitants comme l’un des lieux de prostitution les plus fréquentés de la capitale. Implanté le long de cette route menant à la CBK, cet espace attire l’attention des passants par son agitation constante, de jour comme de nuit.
Notre rédaction n’a malheureusement pas pu filmer à l’intérieur des lieux, afin d’éviter tout incident avec les travailleuses du sexe ou les gérants.

Entre musique assourdissante, consommation d’alcool et va-et-vient incessant de clients, l’endroit ne désemplit jamais. Certains s’y rendent pour boire, d’autres pour solliciter les services des filles de joie, présentes à toute heure. La zone est largement occupée par des femmes, dont une grande partie sont originaire de Sierra Leone, qui abordent directement les clients potentiels.
Dans ce vacarme permanent, la communication devient parfois difficile. Les tarifs varient selon les services : une passe est généralement négociée autour de 30 000 francs guinéens, dont 25 000 pour la femme et 5 000 francs pour le propriétaire des lieux. D’autres prestations, notamment à domicile, sont fixées selon des arrangements entre les parties.
Au-delà de cette activité, un autre problème majeur persiste ici au foret sacré : l’insalubrité. Le site est marqué par une forte promiscuité, des odeurs nauséabondes et un manque d’hygiène évident. Cette situation suscite de vives inquiétudes quant aux risques sanitaires, notamment la propagation des infections sexuellement transmissibles.
Les riverains expriment leur ras-le-bol face à cette situation. Ils dénoncent les conséquences sociales et sécuritaires, notamment l’insécurité grandissante et la dégradation du cadre de vie.
« Cet endroit est devenu un lieu de débauche. Tout se passe non loin d’une gendarmerie qui n’agit pas pour faire partir ces femmes qui propagent des maladies », affirme un riverain, visiblement inquiet.
Des autorités locales contactées par notre rédaction reconnaissent l’ampleur du phénomène et sollicitent l’appui des instances compétentes pour y mettre fin. Cependant, la « forêt sacrée » fonctionne tous les jour et 24 sur 24h , même pendant des périodes sensibles comme le Ramadan et le Carême.
À l’image de ce site, la prostitution souvent qualifiée de plus vieux métier du monde —prend une ampleur inquiétante dans le pays. Des voix s’élèvent pour interpeller les autorités afin de freiner ce phénomène qui, gangrène la société.
REDACTION


















