Le 5 septembre 2021 demeure une date majeure de l’histoire politique récente de la Guinée. Ce jour-là, alors que le pays était plongé dans une situation de forte tension et d’incertitude, plusieurs professionnels des médias se sont mobilisés pour documenter les événements et permettre à la population de suivre, au fil des heures, l’évolution de la situation.
Parmi eux figure Souleymane Soumah, caméraman au Groupe Évasion Guinée, présenté par plusieurs témoignages comme l’un des professionnels de l’image ayant couvert les événements au plus près du terrain.
Dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les risques et l’incertitude, Souleymane Soumah aurait choisi de poursuivre son travail avec sa caméra, recueillant des images qui ont contribué à documenter cette journée historique.
Un engagement au service de l’information
Pour plusieurs observateurs et personnes qui ont suivi son travail, cette présence sur le terrain témoigne d’un certain courage et d’un engagement professionnel. Dans des circonstances où l’exercice du métier de journaliste pouvait comporter des risques importants, les professionnels des médias ont continué à recueillir des informations et des images afin d’en rendre compte au public.
Au-delà de Souleymane Soumah, cette situation rappelle le rôle essentiel joué par les journalistes, reporters, photographes et techniciens de l’image lors des périodes de crise. Leurs témoignages et leurs images constituent souvent des archives précieuses permettant, avec le recul, de comprendre et de documenter les événements.
Des appels à la reconnaissance
Ces derniers temps, des voix se sont élevées pour demander que Souleymane Soumah soit davantage reconnu pour son engagement lors des événements du 5 septembre 2021.
« Il a pris des risques pour faire son travail et permettre aux Guinéens de voir ce qui se passait sur le terrain », estiment certains de ses soutiens, qui considèrent que son implication mérite d’être davantage mise en lumière.
Pour eux, une éventuelle reconnaissance ne constituerait pas uniquement un hommage à un professionnel de l’image. Elle permettrait également de saluer, plus largement, l’engagement des acteurs de la presse qui ont continué à exercer leur métier dans des conditions difficiles.
Préserver la mémoire des événements
Le travail réalisé par les médias lors des périodes de crise joue un rôle important dans la constitution de la mémoire collective. Les images captées sur le terrain, les témoignages recueillis et les reportages réalisés permettent de conserver des traces des événements pour les générations futures.
Alors que la question de la reconnaissance des acteurs ayant contribué à documenter les moments marquants de l’histoire récente de la Guinée continue d’être évoquée, certains souhaitent que Souleymane Soumah, ainsi que d’autres professionnels des médias présents sur le terrain le 5 septembre 2021, soient également pris en compte.
Pour ses soutiens, reconnaître son travail serait ainsi à la fois un hommage individuel et une manière de mettre en valeur le courage et le professionnalisme des femmes et des hommes de médias qui, malgré les difficultés, ont continué à informer la population.


















