Le procès en appel de Ibrahima Chérif Bah s’est ouvert ce mardi 17 mars 2026 devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
À l’ouverture de l’audience, celle-ci n’avait pas encore effectivement débuté, bien que le procureur spécial Aly Touré soit déjà présent dans la salle, en attendant les autres membres du parquet et du tribunal.
Cependant, en raison de l’absence du prévenu pourtant régulièrement convoqué selon le parquet l’affaire a été renvoyée à une date ultérieure pour permettre sa comparution.
Auparavant, Me Faya Gabriel Kamano, représentant l’État guinéen et partie civile, a rappelé que l’initiative de l’appel provenait bien de l’accusé lui-même. De son côté, le procureur spécial a indiqué que, si la décision lui revenait, la Cour pourrait déjà ordonner la clôture des débats afin de passer aux plaidoiries et aux réquisitions. Aucune décision n’a toutefois été prise dans ce sens pour le moment.
Présent à l’audience, Me Sékou Kondiano, avocat de la défense, n’a pas pu s’exprimer en l’absence de son client.
Pour rappel, l’ancien gouverneur de la Banque centrale est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment le détournement de deniers publics estimé à 10,5 millions de dollars, ainsi que la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, l’abus de fonction, le vol et la complicité.
En mai 2025, la chambre de jugement de la CRIEF l’avait reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 5 milliards de francs guinéens, ainsi qu’à la confiscation de ses biens.
Jugé par contumace, Ibrahima Chérif Bah vit actuellement en exil depuis l’arrivée au pouvoir de Mamadi Doumbouya. À l’issue du premier procès, un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre par le juge en charge du dossier.
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