Ce lundi 9 mars 2026, la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a repris les débats dans l’affaire opposant le ministère public à Oyé Guilavogui, poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
L’audience a été marquée par la comparution de Saïd Oumar Koulibaly, ancien directeur général de la Sotelgui, appelé à apporter son éclairage sur le projet de relance de la société de téléphonie, à l’époque où Oyé Guilavogui occupait le poste de ministre des Télécommunications.
Dès le début de sa déposition, Oumar Said Koulibaly a rappelé qu’il était alors directeur général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) lorsque Guilavogui a été nommé ministre. Il a indiqué qu’à sa propre nomination en 2017 à la tête de la Sotelgui, sous le mandat du ministre Moustapha Mamy Diaby, la société était quasiment inexistante, ses actifs ayant été transférés à Guinée Télécom.
Malgré cela, il a précisé avoir été informé de l’existence d’un projet de relance. À son arrivée, il a découvert une entreprise en ruines, avec plusieurs sites vandalisés et certains inaccessibles. Selon lui, les équipements installés étaient inadaptés et l’architecture technique du réseau ne permettait pas un fonctionnement optimal.
L’ingénieur a estimé qu’un ministre ne pouvait être tenu responsable de ces défaillances, pointant plutôt la responsabilité des techniciens en charge du projet. Il a souligné qu’à sa place, il n’aurait pas choisi les équipements ni l’architecture du réseau existants.
L’audience a été levée en renvoyant l’affaire au 25 mars 2026 pour la comparution du prévenu, toujours à l’étranger pour raisons de santé, ainsi que pour la poursuite des débats, incluant, le cas échéant, les plaidoiries et réquisitions.
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