Ce 3 avril marque un anniversaire important dans l’histoire politique de la Guinée. Il y a 42 ans, le 3 avril 1984, le Comité militaire de redressement national (CMRN) prenait le pouvoir, mettant fin au régime du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA).
Cette prise de pouvoir est intervenue dans un contexte particulier, quelques jours seulement après la disparition du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, figure emblématique de l’indépendance du pays. À la suite de sa mort, le pays entre dans une période d’incertitude politique, rapidement marquée par l’intervention de l’armée.
Le CMRN, dirigé par le colonel Lansana Conté, annonce alors la dissolution des institutions en place et la suspension de la Constitution. Le régime du PDG-RDA, parti unique au pouvoir depuis l’indépendance en 1958, est officiellement renversé.
Les nouvelles autorités militaires justifient leur action par la nécessité de redresser le pays, dénonçant notamment les dérives autoritaires et la gestion économique du régime précédent. Le CMRN promet à l’époque des réformes profondes, tant sur le plan politique qu’économique.
Cette transition marque un tournant majeur pour la Guinée. Elle ouvre une nouvelle ère, caractérisée par une relative libéralisation économique et une réorganisation progressive de l’État, bien que le pouvoir reste concentré entre les mains des militaires pendant de nombreuses années.
Plus de quatre décennies après les faits, le 3 avril 1984 demeure une date clé, régulièrement évoquée dans les analyses historiques et politiques du pays. Elle symbolise à la fois la fin d’un régime et le début d’une nouvelle phase dans la construction de l’État guinéen.
Alors que la Guinée continue de faire face à des défis politiques et institutionnels, cet anniversaire invite à la réflexion sur le parcours du pays, entre héritage historique et perspectives d’avenir.
Mouctar Diaby


















