À l’occasion des 72 Heures du Livre, le cambiste et auteur Thierno Nouhou Diallo a procédé ce samedi à la dédicace officielle de son ouvrage intitulé « Finance islamique et tontine ». Lors de cette cérémonie, il a annoncé un engagement fort : « l’intégralité des bénéfices générés par cet ouvrage sera versée aux diverses fondations ONG et Association à vocation humanitaire ».
Dans son intervention, l’auteur est revenu sur les motivations profondes de son travail :

« Finance islamique et tontine : lien de causalité. Le choix de ce thème n’est pas fort. Il est le fruit de longues années de recherche, d’observation et de réflexion sur le mécanisme financier qui anime nos sociétés. Particulièrement ceux qui puissent puiser leur brassine dans nos traditions et cultures et nos principes éthiques. »
Thierno Nouhou Diallo a également souligné l’importance des systèmes financiers traditionnels dans les communautés :
« Le monde de la finance islamique est souvent perçu comme complexe, parfois inaccessible. Pourtant, au cœur de nos communautés, des systèmes ingénieux d’entraides financières, comme la tontine, existent et persistent et prospèrent dans la société, jouant un rôle crucial dans l’inclusion financière et le développement local. »

Selon le cambiste, son ouvrage vise à rapprocher deux univers complémentaires :
« Mon livre tente d’établir un pont solide entre ces deux univers. La finance islamique qui, avec ses principes d’équité, de partage de risques et d’interdiction de l’intérêt usur-riba offre une alternative, une alternative éthique et responsable au système financier conventionnel. Et la tontine de son côté, cette pratique ancestrale ici vis-à-vis de l’Afrique et ailleurs qui incarne la solidarité et la confiance mutuelle. »
Poursuivant son discours, Thierno Nouhou Diallo a expliqué la portée analytique de son livre :
« Le truc que je présente ici ne se contente pas de s’accommoder à ces deux contextes. Elle explore en profondeur les liens de causalité qui existent entre les deux principes. La question centrale est de savoir comment les principes fondamentaux de la finance islamique peuvent éclairer, formaliser ou même inspirer l’évolution des pratiques de tontine pour les rendre plus sûrs, plus efficaces et plus adaptés aux défis de la finance moderne. »
Il a ajouté :
« Tout en respectant leur essence communautaire, nous explorons les mécanismes de Moudaraba (partenariat) ou de Mousharaka (participation) et leur résonance potentielle avec la dynamique de tontine. Je souhaite que cet ouvrage ne soit pas seulement une contribution académique, mais aussi un outil pratique pour les décideurs, les praticiens de la finance en général et de la finance islamique en particulier. Pourquoi pas les étudiants et surtout les membres de communauté qui s’organisent autour de ce système. »
L’auteur présente ainsi son livre comme « un plaidoyer pour une finance plus humaine, plus éthique et véritablement inclusive ».

Profitant de la tribune, il a exprimé sa reconnaissance :
« Je tiens à exprimer ma gratitude sincère aux organisateurs des 72 Heures du Livre de nous offrir cette magnanime et magnifique plateforme, à ma famille et à mes amis dont le soutien indéfectible a été un moteur essentiel pour ce travail. À mes éditeurs qui ont cru au potentiel de ce sujet et bien sûr à vous tous, chers invités venus de plusieurs horizons, dont la présence témoigne de l’intérêt que vous portez à ces questions vitales. »
Il a enfin invité le public à poursuivre les échanges :
« Je vous donne rendez-vous juste après pour la séance de dédicace où j’aurai le plaisir d’échanger avec vous plus personnellement sur les thèmes abordés. Ce livre ouvre de nouvelles perspectives pour un développement financier plus juste et équilibré. Enfin, je tiens à vous informer que l’intégralité des bénéfices générés par cet ouvrage sera reversée aux diverses fondations ONG et Association à vocation humanitaire. »


















