À l’approche des élections législatives et communales, désormais programmées au 30 mai 2026 après un léger report, la Haute Autorité de la Communication (HAC) intensifie ses préparatifs. Ce samedi 11 avril, l’organe de régulation a rencontré les responsables des médias nationaux afin de définir les règles qui encadreront la couverture des campagnes électorales.
À l’issue de cette réunion, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé que ce réaménagement du calendrier n’affecte en rien la mission de l’institution. Celle-ci demeure axée sur l’équité entre les candidats et la sécurisation du traitement de l’information durant toute la période électorale.
Pour les listes nationales, la diffusion des messages de campagne sera centralisée au niveau de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) à Koloma. Les candidats, ou leurs représentants, y enregistreront leurs interventions, qui seront ensuite diffusées simultanément sur les chaînes de télévision, la radio nationale ainsi que les radios rurales.
En ce qui concerne les élections locales et uninominales, la stratégie repose sur la proximité avec les électeurs. Un réseau de 32 radios rurales a été mobilisé pour assurer la couverture dans les différentes circonscriptions. À Coyah, où ce type de média fait défaut, une radio privée a été sollicitée pour combler ce vide.
Autre innovation notable : l’implication du secteur privé dans le dispositif officiel. Pour la première fois, 13 radios privées participeront à la couverture dans la zone spéciale de Conakry, renforçant ainsi la pluralité de l’information.
Par ailleurs, des superviseurs ont été désignés dans chaque circonscription. Leur mission consistera à contrôler les contenus de campagne avant leur diffusion, afin de garantir leur conformité aux règles établies.
À travers ces mesures, la HAC entend prévenir tout excès et assurer un traitement médiatique responsable, dans le respect des principes déontologiques, en cette période cruciale de la vie démocratique.


















