En séjour en France, la ministre guinéenne de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, poursuit ses démarches visant à renforcer durablement le système de santé en Guinée, avec un accent particulier sur la santé mentale, longtemps restée en marge des politiques publiques.

Dans cette dynamique, elle a engagé plusieurs initiatives pour établir des partenariats stratégiques avec des institutions de référence. C’est ainsi qu’elle a rencontré une délégation du Centre hospitalier Le Vinatier de Lyon, conduite par son directeur général, Pascal Mariotti, en compagnie d’experts tels que la Dre Marion Perin-Dureau et Rémy Louchard, tous partenaires de longue date de la Guinée.
Au centre de cette rencontre : la création d’un Institut national de santé mentale, un projet d’envergure appelé à jouer un rôle clé dans la modernisation du système sanitaire guinéen.
Pour la ministre, cette initiative vise à replacer la santé mentale au cœur des priorités nationales, en mettant fin à sa marginalisation et en l’intégrant pleinement dans l’offre de soins.
La collaboration entre les deux parties s’articule autour de plusieurs axes essentiels, notamment le développement de structures de prise en charge adaptées aux réalités locales et aux standards internationaux, la lutte contre la stigmatisation des troubles mentaux, ainsi que le renforcement des compétences à travers le transfert d’expertise et la formation.
Au-delà de son aspect diplomatique, cette mission traduit une volonté politique affirmée de bâtir un système de santé plus inclusif et performant. À travers ce projet, les autorités guinéennes ambitionnent de concrétiser le principe de « santé pour tous », en intégrant pleinement la santé mentale dans les politiques publiques nationales.


















