Le Tribunal de première instance de Forécariah a rendu son jugement, jeudi 13 août 2026, dans une affaire liée à la récupération de produits pharmaceutiques interdits après leur destruction par incinération.
Mohamed Touré, enseignant et directeur de l’école primaire de Konoban, située dans le district de Kalah, relevant de la sous-préfecture de Benty, comparaissait devant la justice pour des faits d’atteinte à la santé publique.
L’affaire fait suite à l’incinération d’environ 30 tonnes de médicaments déclarés impropres à la consommation, ainsi que de chanvre indien, sur le site de Hoguet. Le responsable d’établissement avait été arrêté alors qu’il tentait de récupérer certains produits pharmaceutiques parmi les déchets issus de l’opération.
Lors de l’audience du 6 août, Mohamed Touré avait dans un premier temps contesté les faits qui lui étaient reprochés. Il avait toutefois fini par admettre avoir ramassé plusieurs flacons de médicaments ainsi que des notices sur le lieu d’incinération.
À l’audience du 13 août, le procureur de la République, Mamadou Lamine Diallo, a demandé au tribunal de modifier la qualification juridique des faits, initialement retenus comme une tentative d’atteinte à la santé publique. Le tribunal a fait droit à cette demande et poursuivi les débats sous la nouvelle qualification.
Dans ses réquisitions, le parquet avait sollicité une peine d’un an de prison ferme, assortie d’une amende de cinq millions de francs guinéens. La défense, de son côté, a plaidé la clémence, rappelant notamment que son client n’avait pas d’antécédents judiciaires.
Après délibération, le tribunal a finalement reconnu Mohamed Touré coupable d’atteinte à la santé publique. Il a été condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont 11 mois avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.
À la sortie de l’audience, le procureur Mamadou Lamine Diallo a salué la décision rendue par la juridiction. Selon lui, cette condamnation devrait participer au renforcement de la lutte contre la circulation des médicaments prohibés et contribuer à la préservation de la santé des populations.


















