Le Tribunal de première instance (TPI) de Guéckédou a rendu, mercredi 12 août 2026, son verdict dans l’affaire opposant la maire de Ouendé Kènèma, Joséphine Yawa Millimouno, à trois responsables du Bloc Libéral (BL). Poursuivis pour des faits présumés de « menaces », Faya Alexis Kamano, Mohamed Fadiga et Sékouba Konaté ont finalement été relaxés par la juridiction.
Détenus depuis plusieurs jours à la maison d’arrêt de Guéckédou, les trois hommes occupent différentes responsabilités au sein du parti. Faya Alexis Kamano figurait parmi les candidats du BLÉ aux élections communales du 31 mai 2026. Mohamed Fadiga est secrétaire général du parti à Ouendé Kènèma, tandis que Sékouba Konaté exerce comme conseiller communal.
Dans un communiqué publié le 5 août, le Bloc Libéral avait indiqué que ses trois responsables avaient été présentés au parquet le 4 août, avant d’être placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Guéckédou. Le parti avait alors appelé à une procédure équitable ainsi qu’au respect des droits de la défense.
À l’audience, les prévenus ont tous contesté les accusations portées contre eux. Les débats ont notamment porté sur les circonstances des propos et comportements considérés comme menaçants, ainsi que sur les éléments contenus dans le dossier judiciaire.
Dans ses réquisitions, le ministère public n’a pas adopté la même position pour les trois prévenus. Le procureur a sollicité une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de Faya Alexis Kamano, tout en requérant la relaxe de Mohamed Fadiga et de Sékouba Konaté.
Après avoir examiné les pièces du dossier et entendu les différentes parties, le tribunal a conclu que les faits de menaces reprochés aux trois responsables n’étaient pas suffisamment établis. Ils ont ainsi tous été déclarés non coupables et relaxés.
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