Dans un message empreint d’émotion et de foi, l’épouse de l’ancien Directeur de la communication et de l’information de la Présidence (DCI) s’adresse au Président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux membres du Gouvernement. Dans un post fait sur sa page Facebook, elle demande la clémence des autorités et plaide pour une seconde chance en faveur de son mari.
« Je viens aujourd’hui, avec beaucoup d’humilité, vous demander pardon et surtout vous demander de faire preuve de clémence envers mon mari », a-t-elle déclaré dans son appel.
Loin de chercher à nier les faits reprochés à son époux, la femme reconnaît que celui-ci a pu commettre des erreurs. Elle souhaite toutefois que ces fautes ne constituent pas un obstacle définitif à son retour auprès de sa famille.
« Des enfants qui grandissent sans leur père »
Au cœur de son plaidoyer, l’épouse évoque surtout les conséquences de l’absence de son mari sur leurs enfants.
« Derrière cet homme, il y a une épouse qui se retrouve seule, mais surtout des enfants qui grandissent sans leur père », confie-t-elle, avant de rapporter les questions que ses enfants lui posent quotidiennement : « Maman, pourquoi papa n’est pas là ? Quand est-ce qu’il va rentrer ? »
Des interrogations qui, selon elle, sont particulièrement difficiles à supporter.
Elle rappelle que son mari a toujours joué un rôle important dans l’éducation et la prise en charge de leurs enfants, notamment en ce qui concerne leur scolarité, leurs besoins quotidiens et leur avenir.
Aujourd’hui, dit-elle, elle doit assumer seule cette responsabilité et faire face aux inquiétudes de ses enfants, tout en étant elle-même confrontée à l’incertitude.
Un appel à une seconde chance
Dans son message, l’épouse demande au Président Mamadi Doumbouya et aux membres du Gouvernement de faire preuve de clémence si les circonstances le permettent.
« Je vous en supplie, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, si la clémence est possible, accordez-lui cette chance », plaide-t-elle.
Elle assure que sa famille a pris la mesure de la situation et promet que cette épreuve servira de leçon.
« Nous avons compris la gravité de cette épreuve et nous ferons tout pour que rien de semblable ne se reproduise », affirme-t-elle.
« Je parle en tant que mère »
Au-delà de son statut d’épouse, la signataire présente sa démarche comme le cri d’une mère préoccupée par le bien-être de ses enfants.
« Je ne parle pas seulement en tant qu’épouse. Je parle en tant que mère, en tant que femme qui veut simplement voir ses enfants retrouver leur sourire et leur père », souligne-t-elle.
Son appel se termine sur une note de foi et d’espoir, avec une demande adressée aux autorités guinéennes de considérer la dimension familiale et humaine de cette situation.
« S’il vous plaît, écoutez le cri d’une épouse et d’une mère qui espère simplement revoir sa famille réunie », conclut-elle.
À travers ce plaidoyer, elle espère ainsi que la clémence pourra être envisagée et permettre à son mari de retrouver les siens.


















