D’après les informations rapportées par un témoin, Kouramoudou Djan Doumbouya aurait été atteint par balle, tandis que Nadouba Kèh aurait succombé à ses blessures.
« Lorsque nous avons quitté les lieux, une personne, Nadouba Kèh, était déjà décédée. Les autres avaient été blessées », affirme-t-il. À ce stade, ces éléments restent toutefois à confirmer par les autorités compétentes.
Moussa Doumbouya estime par ailleurs que les responsables locaux n’auraient pas pris suffisamment de mesures préventives pour éviter l’escalade des tensions. Il souligne néanmoins que des messages appelant à l’apaisement auraient été adressés aux deux communautés afin de prévenir une nouvelle montée de la violence.
Forécariah donne une lecture différente des faits
À Forécariah, le récit de Mamadi Doumbouya diverge de celui précédemment rapporté. Celui-ci indique qu’il n’était pas sur place au moment des affrontements et qu’il se trouvait à Siguiri lorsqu’il a été informé de la situation.
Selon son témoignage, il aurait reçu un appel lui annonçant qu’un membre de leur communauté avait été blessé par balle, les faits étant attribués aux habitants de Kakan.
Pour Mamadi Doumbouya, l’origine de la confrontation serait avant tout liée à un désaccord concernant les limites des terres revendiquées par les deux communautés. Il appelle ainsi à une intervention officielle permettant de déterminer clairement les frontières entre les zones concernées.
Il rejette également l’idée selon laquelle les affrontements se seraient déroulés à l’intérieur d’une exploitation agricole, apportant ainsi une nouvelle divergence dans les récits sur les circonstances exactes des violences.


















