Une femme enceinte de neuf mois a été victime d’une agression à l’arme blanche, mardi 8 septembre 2026, dans le quartier Sènkèfara, à Kankan. Gravement blessée à l’abdomen, elle a été évacuée vers l’hôpital régional de la ville. Son bébé n’aurait pas survécu aux complications liées à l’agression.
Selon des informations rapportées par GuineeNews, la victime, arrivée au terme de sa grossesse, aurait été poignardée au niveau du ventre avant d’être conduite à l’hôpital. Les médecins ont rapidement pris en charge la mère, qui aurait notamment présenté des saignements.
D’après les témoignages recueillis auprès de la famille, l’agression pourrait être liée à un différend d’ordre conjugal. Une femme présentée comme étant proche du mari de la victime serait soupçonnée d’avoir commis les faits. Cette version n’a toutefois pas encore été officiellement confirmée par les autorités judiciaires.
La famille évoque une affaire conjugale
Fanta Condé, la mère de la victime, affirme avoir appris l’agression par téléphone.
« J’étais à la maison lorsque j’ai reçu un appel m’informant que la copine du mari de ma fille était partie la poignarder au ventre. Je ne sais pas pour quelle raison », a-t-elle témoigné.
Selon elle, sa fille ne connaissait pas la femme soupçonnée. Elle se réjouit néanmoins que la victime ait pu être sauvée grâce à l’intervention des médecins.
Malgré les soins prodigués, le nouveau-né serait décédé à la suite des complications provoquées par les blessures. Le corps du bébé serait actuellement conservé à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.
La famille aurait entrepris des démarches pour récupérer le corps, mais sa restitution resterait conditionnée à une autorisation du parquet.
Une enquête attendue
Contacté mercredi 9 septembre par GuineeNews, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Kéita, a indiqué que le parquet devait être officiellement saisi de l’affaire. Au moment de son intervention, il précisait ne pas encore avoir reçu la procédure.
Une source proche du dossier affirme cependant que la principale suspecte ferait l’objet de poursuites dans le cadre des investigations.
Du côté de l’hôpital régional de Kankan, le service de maternité n’a pas souhaité commenter l’affaire, expliquant ne pas disposer de l’autorisation nécessaire pour communiquer sur ce type de situation.
À ce stade, plusieurs éléments restent donc à confirmer. L’enquête judiciaire devra permettre d’établir les circonstances exactes de l’agression, de déterminer les responsabilités éventuelles et de préciser les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.


















