La ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, a rencontré ce mercredi les représentants des banques privées, des compagnies d’assurance et d’autres investisseurs institutionnels dans le cadre d’un petit-déjeuner d’échanges consacré au rôle du secteur financier dans le développement économique de la Guinée.
Cette rencontre a permis aux différents acteurs d’échanger sur le renforcement du partenariat entre l’État guinéen et le secteur financier, notamment autour du financement des ambitions de croissance du pays et de la mise en œuvre du programme de développement socio-économique Simandou 2040.
À cette occasion, la ministre a salué l’implication des institutions financières dans le financement de l’économie nationale. Elle a notamment relevé l’amélioration des capacités du secteur bancaire et l’augmentation de son niveau de liquidité au cours des dernières années.
« Nous nous sommes retrouvés autour de la table pour discuter du rôle que le secteur bancaire et les assurances peuvent jouer dans le soutien au développement de notre pays », a déclaré Mariama Ciré Sylla.
Selon la ministre, les banques et les compagnies d’assurance ont réaffirmé leur engagement à accompagner aussi bien l’État que le secteur privé dans la réalisation des objectifs de croissance économique.
L’emprunt obligataire au cœur des échanges
Une importante partie des discussions a porté sur l’emprunt obligataire lancé par l’État guinéen. Cette opération vise à mobiliser l’épargne nationale sur le marché financier local afin de contribuer au financement des programmes de développement.
Le montant de l’emprunt est passé de 1 500 milliards de francs guinéens l’année dernière à 2 500 milliards de francs guinéens cette année, avec un taux d’intérêt annoncé de 11 %.
Pour la ministre, cet instrument constitue un moyen de renforcer la mobilisation des ressources internes et de réduire la dépendance à l’égard des financements extérieurs.
« L’emprunt obligataire est un des outils pour sécuriser ce financement », a-t-elle expliqué, précisant que les souscriptions sont ouvertes au secteur financier, mais également aux particuliers et aux entreprises.
L’opération doit notamment contribuer au financement de projets dans les infrastructures, l’éducation et la santé, avec pour objectif de soutenir la création d’emplois et la transformation économique du pays.
Mobilisation accrue des recettes internes
Parallèlement au recours au marché financier, le gouvernement entend poursuivre ses efforts en matière de mobilisation des recettes internes. Mariama Ciré Sylla a notamment évoqué les réformes engagées dans le domaine de la fiscalité, avec un accent mis sur la digitalisation, le renforcement du contrôle fiscal et l’élargissement de l’assiette fiscale.
La ministre a indiqué que les recettes internes avaient enregistré une progression importante entre 2024 et 2025, avec un accroissement annoncé de 50 %.
Pour le gouvernement, ces efforts doivent permettre de renforcer progressivement les capacités de l’État à financer ses propres programmes de développement.
« Faire travailler l’épargne nationale pour la Guinée »
La ministre a également insisté sur l’intérêt de mobiliser les ressources disponibles à l’intérieur du pays.
Selon elle, le recours à l’épargne nationale permet non seulement de financer les projets de développement en francs guinéens, mais aussi de faire en sorte que les intérêts générés par ces investissements restent dans l’économie nationale.
« Nous voulons accroître cette capacité de notre marché financier, mais aussi de notre épargne nationale, pour financer les projets guinéens », a-t-elle déclaré.
Mariama Ciré Sylla a ainsi invité les banques, les compagnies d’assurance, les entreprises et les particuliers à participer à l’opération d’emprunt obligataire.
Le gouvernement compte sur la mobilisation du secteur financier pour accompagner ses programmes de développement et renforcer, à travers le marché local, le financement de l’économie guinéenne. :::
Je peux également vous en faire une version plus percutante pour un site d’information, avec un titre accrocheur, un chapô journalistique et des intertitres plus professionnels.


















