Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook et largement relayée sur les réseaux sociaux, Moussa Condé, ancien directeur de la Communication et de l’Information (DCI) à la présidence, a décidé de s’exprimer pour éclairer les circonstances de son limogeage.
Alors que certaines rumeurs évoquaient une implication dans un supposé trafic de visas, l’ex-responsable, également connu sous le nom d’Ednoc, apporte une tout autre version des faits.
Dans une vidéo devenue virale, il reconnaît avoir commis de sérieux manquements à l’éthique et aux exigences de sa fonction. Il admet notamment avoir tenté d’obtenir des informations confidentielles au sein de la présidence afin de les transmettre à des blogueurs, un comportement qu’il qualifie lui-même d’« inacceptable ».
Moussa Condé revient également sur ses relations avec des figures de l’ancien régime, qu’il juge désormais incompatibles avec ses responsabilités au sein de l’administration en place.
Parmi les éléments ayant éveillé les soupçons, il évoque un appel téléphonique avec un agent de la sécurité du chef de l’État, au cours duquel il aurait cherché à obtenir des informations sensibles. Cet échange, qui aurait été intercepté, aurait déclenché des investigations internes.
Les contrôles effectués sur ses communications auraient en outre mis en évidence des contacts avec des marabouts, dans le but d’obtenir des faveurs ou d’accroître son influence auprès du président. À cela s’ajoutent des comportements jugés inappropriés dans le cadre professionnel, ainsi que des accusations de mauvaise gestion, notamment le non-paiement de primes à certains collaborateurs, ce qui aurait alimenté un climat de malaise au sein de la DCI.
Assumant pleinement ses actes, Moussa Condé déclare sans détour : « Ce limogeage est justifié. J’en porte l’entière responsabilité et j’en accepte les conséquences », tout en appelant à mettre fin aux spéculations.
Cette sortie médiatique apparaît à la fois comme une clarification et un aveu public, pouvant marquer durablement la suite de sa carrière.
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