Un vent d’une intensité exceptionnelle a frappé, dans la nuit du lundi au mardi 10 mars 2026, les districts de Gbènèmou et de Sôrômiata, situés dans la sous-préfecture de Bossou, préfecture de Lola. Si aucune perte en vie humaine n’a été signalée, de nombreux dégâts matériels ont été enregistrés.
D’après les premières informations recueillies sur place, plusieurs habitations ont été sérieusement endommagées, avec des toitures arrachées et des murs effondrés. Un bâtiment de l’école primaire a également été fortement touché par la violence du vent, suscitant une grande inquiétude au sein des populations locales.
Contacté par téléphone, le président de la délégation spéciale de Bossou, Michel Gomada Koïba, est revenu sur les circonstances de cette nuit agitée. Il explique que le phénomène s’est produit en pleine nuit et a particulièrement affecté les localités de Gbènèmou et de Sôrômiata 2.
« C’est dans la nuit du lundi au mardi qu’un vent violent a frappé ces deux districts. À Gbènèmou, la plupart des habitations ont été endommagées. Lorsque nous nous sommes rendus sur place, nous avons constaté l’ampleur des dégâts. Heureusement, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée », a-t-il déclaré.
Le responsable local a également évoqué un incident survenu à Sôrômiata 2, où un habitant a échappé de peu à la mort après l’effondrement de sa maison.
« Un homme se trouvait dans sa chambre lorsque le bâtiment s’est écroulé sur lui. Par chance, une table qui se trouvait dans la pièce lui a servi de protection. Il s’est réfugié dessous. Le vent avait d’abord arraché la toiture avant que les murs ne cèdent », a-t-il précisé.
Selon les premières estimations, environ trente habitations ont été décoiffées ou détruites, en particulier dans le district de Gbènèmou. Parmi les infrastructures touchées figurent également un bâtiment de l’école primaire et la résidence d’un pasteur.
Les dégâts concernent aussi des biens et des provisions. Plusieurs sacs de riz et de ciment stockés dans certaines maisons ont été mouillés et endommagés à cause des intempéries.
Suite à cette catastrophe, de nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui sans logement et passent la nuit à la belle étoile. Face à cette situation difficile, les autorités locales ainsi que les populations lancent un appel à la solidarité.
« Nous demandons à l’État ainsi qu’aux personnes de bonne volonté de venir en aide à ces familles qui ont tout perdu et qui se retrouvent aujourd’hui sans abri », a plaidé Michel Gomada Koïba.
AOB


















