Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé des avancées significatives dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Guinée. Cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique pénale du gouvernement visant à renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
D’après les autorités judiciaires, des opérations d’envergure ont été menées en collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Elles ont abouti, en avril 2025, à l’interpellation de onze individus dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Le groupe comprenait des ressortissants maliens, nigériens, burkinabè ainsi qu’un citoyen guinéen.
Par ailleurs, un ressortissant malien nommé Fotigui Daou a été arrêté à Kankan par la gendarmerie nationale. Il est soupçonné d’être lié à une cellule dormante affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation terroriste opérant dans la région du Sahel.
Les enquêtes ont mis en évidence l’existence de réseaux de radicalisation en ligne, notamment via des groupes de messagerie sur WhatsApp utilisés à des fins de propagande et de recrutement. Ces plateformes regrouperaient plus de 500 membres, dont plusieurs Guinéens.
Deux d’entre eux, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane, ont été identifiés comme membres actifs de ces réseaux. Ils ont été arrêtés respectivement à Siguiri et à Conakry.
L’ensemble des personnes interpellées a été présenté au parquet d’instance de Kaloum, compétent en matière de terrorisme. Elles ont ensuite été inculpées et placées en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme, conformément à la législation en vigueur.
Dans son communiqué, le Parquet général a rassuré la population quant à la mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des citoyens et de leurs biens. Il a également invité les populations à faire preuve de vigilance et à coopérer avec les services compétents en signalant tout comportement suspect.
Les autorités judiciaires ont enfin réaffirmé que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale, soulignant que toute implication dans de telles activités expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires sévères, dans le respect des droits fondamentaux et des procédures légales.


















