Le Pôle de lutte contre la cybercriminalité du Mali a condamné le journaliste Abdrahamane Keïta à deux ans de prison ferme et à un million de F CFA de dommages et intérêts. Lors de l’audience tenue ce lundi 14 septembre 2026, l’intervenant de la chaîne Renouveau TV a été reconnu coupable de délit à caractère régionaliste pouvant porter atteinte à l’unité et au crédit de l’État, ainsi que de diffusion de fausses informations.
À l’origine de cette procédure, rapporte la Rfi, des propos tenus en juin dernier lors de l’émission Le Grand Jury, au cours de laquelle le journaliste avait affirmé que la ville de Kidal était administrée par le chef du groupe armé JNIM, Iyad Ag Ghaly. Lors de l’audience de fond du 7 septembre, Abdrahamane Keïta a rejeté les accusations en dénonçant une cabale et a affirmé qu’il « n’avait aucune intention de diffuser une fausse information ». À la sortie du tribunal, l’un de ses avocats a annoncé l’intention de la défense d’interjeter appel de cette décision.

















