Dans une déclaration publiée le dimanche 26 avril 2026, le mouvement conduit par Mahmoud Dicko a pris position en faveur d’un changement de leadership à la tête de l’État malien, évoquant une détérioration préoccupante de la situation sécuritaire, marquée par une intensification des attaques terroristes.
S’exprimant au nom de la Coalition des Forces pour la République (CFR), l’imam basé à Badalabougou a dénoncé la manière dont les autorités de la transition militaire gèrent la crise actuelle. Il estime que les récents incidents constituent un signal d’alarme national, contredisant les discours officiels affirmant une reprise totale du contrôle du territoire.
Le communiqué souligne notamment que des zones considérées comme des symboles de la puissance du régime, telles que Kidal et Kati, ont été ciblées, contribuant à installer un climat de peur au sein des populations. Pour la CFR, la communication gouvernementale ne suffit plus à dissimuler une réalité sécuritaire de plus en plus alarmante, où l’État semble débordé par la menace.
Face à ce constat, la coalition appelle clairement au départ des autorités militaires et propose l’instauration d’une transition civile, inclusive et respectueuse des principes républicains. Elle considère qu’un tel processus est indispensable pour favoriser un dialogue national crédible et rétablir la stabilité dans le pays.
Par ailleurs, la CFR a fermement condamné les attaques visant les civils, les espaces publics et les infrastructures vitales. Elle a exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées ainsi que son soutien aux soldats engagés dans les combats.
En conclusion, Mahmoud Dicko a invité les citoyens à faire preuve de vigilance dans le partage d’informations, les exhortant à éviter la désinformation sur les réseaux sociaux et à se référer uniquement à des sources fiables dans ce contexte marqué par une guerre de communication.


















