La Haute Autorité de la Communication (HAC) a prononcé, ce 18 avril 2026, une sanction disciplinaire à l’encontre du journaliste Gaston Morel. Celui-ci est suspendu de l’exercice de sa profession sur l’ensemble du territoire national pour une durée de six mois, à compter de la date de signature de la décision.
Cette mesure intervient dans un contexte préélectoral marqué par les préparatifs du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai 2026. Selon la HAC, le journaliste aurait enfreint les règles encadrant la communication médiatique avant l’ouverture officielle de la campagne électorale.
Dans sa décision, l’institution indique que Gaston Morel a réalisé et diffusé, le 17 avril 2026, une interview d’un prétendu candidat à la commune de Kaloum sur la chaîne « Étoile TV », dans l’émission « Belle canaille ». Au cours de cet entretien, des messages à caractère promotionnel ainsi que des promesses électorales auraient été relayés, ce qui constitue, selon la HAC, une forme de propagande anticipée.
Or, un communiqué publié le 7 avril 2026 par la HAC rappelait explicitement l’interdiction de toute communication assimilable à de la propagande avant l’ouverture officielle de la campagne, conformément aux dispositions du Code électoral et des lois encadrant la liberté de la presse en Guinée.
L’autorité de régulation estime que ces faits violent les principes fondamentaux d’équité, de neutralité et d’impartialité qui s’imposent aux médias en période préélectorale. Elle souligne que le respect strict de ces قواعد est indispensable pour garantir des élections transparentes et équitables.

La décision a été adoptée à l’issue d’une séance plénière extraordinaire tenue le 18 avril 2026 au siège de l’institution, situé au Palais du 25 août à Conakry.
Cette sanction relance le débat sur le rôle et la responsabilité des médias dans le processus électoral, à un moment où la vigilance des autorités et du public est particulièrement accrue.














