Près de 8 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes le dimanche 12 avril afin de désigner le successeur du président Patrice Talon, qui s’apprête à quitter ses fonctions après deux mandats de cinq ans. Deux candidats se disputaient la succession : son dauphin et ministre de l’Économie, Romuald Wadagni, et Paul Hounkpè, représentant des FCBE, une opposition dite modérée.
Le scrutin s’est tenu sans la participation du principal parti d’opposition, Les Démocrates, dont la candidature a été invalidée faute de parrainages suffisants.
Les résultats provisoires sont attendus en début de semaine. Le dépouillement a débuté immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, à l’issue d’une journée qui s’est déroulée globalement dans le calme, selon les observations sur place à Cotonou. Les centres de vote visités ont ouvert à l’heure prévue, la commission électorale ayant promis de corriger les dysfonctionnements constatés lors des élections législatives et locales de janvier.
La participation a toutefois varié selon les zones : elle s’est révélée parfois faible dans certains centres de Cotonou, même si le camp du candidat du pouvoir s’est montré confiant quant à une mobilisation plus forte dans les régions, notamment rurales. À titre de comparaison, la participation lors de la présidentielle de 2021 s’élevait à 50 % selon les chiffres officiels.


















