Le procès de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Mamadi Camara, connaît un nouveau report. Initialement prévu pour se poursuivre ces derniers jours, l’audience a été renvoyée au 22 avril prochain par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), afin de permettre la poursuite des débats dans de meilleures conditions.
Au cœur de cette décision, la nécessité pour la juridiction d’approfondir l’examen de certains éléments jugés essentiels au dossier. La CRIEF a ainsi ordonné la transmission des relevés bancaires de l’ancien ministre, ainsi que la production de sa déclaration de biens. Ces documents sont considérés comme déterminants pour éclairer la Cour sur la gestion financière de l’accusé durant son passage au gouvernement.
Mamadi Camara est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment le favoritisme dans l’attribution de marchés publics, le paiement indu de dettes de l’État, ainsi qu’une augmentation jugée injustifiée des dépenses liées au personnel. Des accusations qu’il rejette fermement, dénonçant des allégations qu’il estime infondées.
Lors des précédentes audiences, la défense a insisté sur l’absence de preuves directes établissant une quelconque malversation, tandis que le ministère public soutient que les éléments réunis démontrent des irrégularités graves dans la gestion des finances publiques.
Cette affaire, emblématique de la lutte contre la corruption en Guinée, continue de susciter une forte attention, tant sur le plan judiciaire que médiatique. Elle est perçue par de nombreux observateurs comme un test de la volonté des autorités à instaurer davantage de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
Le rendez-vous du 22 avril s’annonce donc décisif pour la suite de la procédure, avec des attentes élevées quant aux révélations que pourraient apporter les documents exigés par la Cour.


















