L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) a déjà causé plus de 2 500 décès et continue de progresser à un rythme alarmant, selon Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies.
« L’épidémie progresse de manière exponentielle », a alerté vendredi Julien Harneis, depuis Bunia, en RDC, lors d’une conférence de presse organisée à Genève. Selon lui, la maladie s’est désormais étendue sur un territoire dont la superficie dépasse celle de la France.
Le bilan humain s’alourdit chaque jour. Plus de la moitié des décès enregistrés serait survenue au cours des vingt derniers jours, signe de l’accélération de la propagation du virus.
Julien Harneis a également souligné que l’ampleur de la flambée dépasse actuellement les capacités de réponse déployées dans la région. « Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse », a-t-il averti, appelant à renforcer les efforts pour contenir la progression de l’épidémie.
Aucun vaccin homologué contre la souche Bundibugyo
La flambée actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est pour l’heure homologué.
Des essais cliniques sont toutefois en cours afin d’évaluer différentes options thérapeutiques. Par ailleurs, quelque 70 000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre la souche Zaïre, ont été acheminées en RDC pour déterminer leur éventuel impact sur la souche Bundibugyo.
Face à l’accélération de l’épidémie, les autorités sanitaires et les partenaires internationaux sont confrontés à l’urgence de renforcer la riposte et de limiter davantage la propagation du virus.


















